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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 08:22

Oulala, plusieurs mois d'inactivité sur ce blog...
Juré ! L'équipage de Basta a pensé à plusieurs reprises poster des nouvelles du Venezuela, où il vient de passer six mois. Mais le temps a filé comme une étoile par une nuit de quart à la barre.

Pour une série de reportages radio, il a fallu qu'il sillonne le pays en bateau, en bus et à pied... rencontrer des afro-descendants, des indiennes Taurepan, des militantes chavistes, des bourgeois-libéraux-conservateurs, des pêcheurs...

A Cumana,le thème social de prédilection de l'équipage l'a de nouveau accaparé : une sardinerie "récupérée" par les travailleurs, nationalisée par Hugo Chavez. Mais que veut donc dire "autogestion" dans un pays en voie vers le socialisme du XXI eme siècle ? gaviota.JPG
D'abord, travailler un peu moins... Normal, si on lutte pour ne plus être embauché au jour le jour et pressurisé par des chefs, et, qu'à la fin, on obtient la nationalisation, des contrats en bonne et due forme, des salaires réguliers... on peut s'apercevoir que les cadences de travail ralentissent légèrement pour le plus grand confort des doigts qui mettent en boite une bonne centaine de sardines par minute.
Ensuite, on peut jeter un coup d'oeil sur les panneaux d'affichage où les bilans comptables mensuels avoisinent avec des portraits de Che Guevara du photographe Korda. Et enfin, on peut se satisfaire à juste raison de ne plus travailler pour un patron qui va dépenser son fric dans les casinos de Miami, aux USA.

Toujours dans le même coin, mais un peu plus au fond du golf de Cariaco, Basta a caréné à Médrégal. Un franco-belge dénommé Jean-Marc y tient un petit chantier-hôtel sympa et pas cher pour les  bateaux.

En y rencontrant des navigateurs ayant bravés les pirates du pays, et après quelques bonnes bouteilles, nous avons eu l'idée de proposer un article sur le thème: "mythes et réalités de la piraterie : naviger au Venezuela est-ce encore possible ?" Et voilà donc Basta reparti dans les îles coraliennes, dans les mouillages forains encore fréquentés de cette côte à la réputation désastreuse.

Un mémorable réveillon du premier de l'an autour d'un feu de bois sur une plage de la Tortuga, en compagnie de Namibiens fumeurs de poissons et d'écologistes nord-américains...tortuga.jpg

Puis, enfin, une recontre avec les pirates...
Au Morro del Puerto Santo, un port de pêche jonché d'imondices, noyé dans le gazoil, l'équipage de Basta a eu l'admirable idée de plonger l'ancre au coucher du soleil. moro.JPG
Vers les trois heures du matin, Basta a de la visite : des pieds balots se prennent dans le tangon posé sur le pont. Daniel se reveille et, grâce au claire de lune, voit à travers les hublots deux types cherchant un moyen d'entrer à l'intérieur du bateau et une barque, moteur éteint, collée sur le francbord babord, maintenue par deux complices. Précisons que la porte de la descente, épaisse de 20 mm de contreplaqué et renforcée d'une plaque d'inox, était  fermée, que Basta ne possède que de petits hublots par lesquels un homme ne peut passer et qu'il s'est doté dernièrement d'une alarme avec une puissante sirène. Discrètement, Daniel déclenche donc la sirène en gueulant : "Vayan-se, hijos de puta !", ce  qui pourrait se traduire approximativement par la celèbre interjection prononcée par le président Nicolas Sakorzy lors d'un salon de l'agriculture. Et ça marche !  Avec soulagement, nous voyons les types sauter dans la barque et détaler rapidement.

Trois jours plus tard, au même endroit, l'attaque d'un couple sur un voilier en escale s'est conclue, celle-là, par un transport d'urgence de l'homme à l'hôpital et le viol de la femme...

Pour finir, de belles retrouvailles festives avec nos amis pêcheurs des Testigos rencontrés il y a vingt ans alors que nous naviguions en GOLIF (un voilier de 6,50 mètres) : poissons, langoustes, parties de pêches, grillades de chèvres... L'amitié attachante d'Estilita et de ses filles, les blagues del loco Felix, la poésie du vieux Chonchon, l'anniversaire de Joché sur la plage jusqu'à plus soif... et les larmes de Fany à l'heure du départ...testigos.jpg

En naviguant vers la Martinique contre vents et courants, secoués comme de pitoyables chatons coincés dans le tambour d'une lessiveuse durant six jours, nous avons eu le temps d' écouter plusieurs album de La Tordue. Alors on se repassait cet air qui dit ceci : "La vie ça te valdingue comme un joujou à tout beurzingue, t'y vois qu'du "blue"... Le plus important c'est d'être pas mort!"

 

 

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Bateau BASTA Bateau Basta - dans Le voyage
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commentaires

michel faure 09/03/2012 16:16


j'ai cru voir "basta" au mouillage de Fort de France puis le lendemain à l'anse Mitant, vous devez effectivement être à la Martinique, puis plus de Basta, pas eu le temps de vous voir, dommage.
Nous nous étions rencontrés au CVD l'an dernier, souvenirs de belles soirées.(mon bateau c'est "pato pampa" un first 38 vert)


Ma femme, Bernadette m'a rejoint à la Martinique et nous devons bientôt partir vers la Dominique et la Guadeloupe (RV avec des amis à la mi avril) ensuite poursuite du périple jusqu'à Cuba si
tout va bien...Peut-être pourrons nous vous rencontrer....à bientôt, mihel

Bateau Basta 13/03/2012 20:21



Salut Michel


Nous sommes actuellement au Marin...si tu es dans le coin...puis destination Cuba


A bientôt



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