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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 07:57

C'est lorsque de nombreux Nicaraguayens ont dû fuir le régime du dictateur Somoza, que des membres des premières coopératives Longo Maï installées en Europe ont décidé d'acheter des terres au Costa Rica. Leur idée était de mettre à disposition un lieu d'accueil pour les réfugiés sandinistes et de leur permettre une vie indépendante. Puis les réfugiés salvadoriens ont remplacé les Nicaraguayens.

 

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Aujourd'hui, cette communauté est un poumon vert niché entre les vastes plantations d'ananas du groupe américain Del Monte. On y vit paisiblement selon un mode de vie très latino, différent de l'esprit libertaire des fondateurs de Longo Maï dans les années 1970...

 

Ce reportage, au micro de BASTA, sera diffusé demain, 10 septembre de 15h à 16h,  dans l'émission "Détours" de la radio suisse romande.

 

Pendant plusieurs semaines, vous pourrez le télécharger en cliquant ICI


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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 14:00

La communauté Longo Mai, où Zulma et Ramon ont libéré une petite chambre chez eux plusieurs jours...

 

Zulma-et-Ramon-BD.jpg

le triomphe de la lutte citoyenne contre la mine à ciel ouvert,

un nouveau parti politique au premier plan des luttes sociales et écologiques,

un stage de survie en forêt,

le début d'une longue enquête sur les barrages hydroélectriques d'Amérique Centrale...

Retour d'un voyage en autobus au Costa Rica, micro et stylo en main, avec plein de sujets, de matériels et de chouettes souvenirs...

Vous en saurez plus à la rentrée sur ce blog, avec des liens vers des articles et des emissions de radio...

Bon été à tous ! "Pura vida", comme on dit au Costa Rica !

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:23

A Cuba, on recherche l'autonomie et l'auto-suffisance alimentaire. Aujourd'hui, certains cubains rèvent d'une révolution plutôt verte que rouge. Le laboratoire parisien a développé et scanné les films 120 utilisé dans mon Mamiya C220. En voilà une petite sélection.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 15:21

L'équipage du Basta signe une publication de six pages dans l'hebdomadaire suisse Echo.

Le texte est lisible .

Echo 1

 

 

Echo 2

 

Echo 3

Les indiens Ngäbes du Panama poursuivent leur lutte contre un barrage soit disant écolo qui, s'il est terminé, inondera leur territoire collectif et la forêt-galerie...

Rejoignez-les sur Facebook : Movimiento 10 de Abril

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 09:09

Comme c'est de tradition à Cuba, le mois de mai a démarré en beauté. Nous avions pourtant toujours lu que le premier de ce mois-là sur l'île des frères Castro était un jour de tristes défilés obligatoires sous la seule bannière de la propagande la plus caricaturale. Le 1er mai que nous avons vécu, dans la ville de Santi Espiritu, rayonnait cependant de joie, de fête et de culture populaire. Tôt dans la matinée, l'avenue principale et le parc de la grande foire agricole grouillaient de familles en goguette. Après le défilé des travailleurs tout sourire pour les photos ou les applaudissements de leurs parents et amis, des troupes de cow-boys à cheval exhibant leurs bottes et leurs éperons astiqués, puis de la batucada déchaînée des jeunes artistes, le rhum et la bière à la tire bon marché ont coulé à flot toute la journée autour des stands de sandwichs de jambons rôtis ou grillés. Nous avons évité les pistes de danse bondées aux hauts-parleurs saturés rabâchant les tubes du moment, préférant nous tailler un chemin vers les scènes de musiciens. Sous un carbet de palmes, la poesia criolla (poésie créole) faisait claquer ses rimes acerbes au rythme de guitares et de percussions. Dans des joutes verbales improvisées s'affrontaient des paysans plein de talent, d'humour et de fierté. Les plus jeunes, un peu plus loin, dans l'arène, tentaient avec grandes difficultés de rester huit secondes à cheval sur le dos de taureaux. Puis, saturés par le soleil, marchant vers notre hébergement, un gîte chez l'habitant, nous nous sommes arrêtés à l'entreprise étatique de télécommunication pour surfer rapidement sur le web. Le nouveau Monde Diplomatique en kiosque a aussi inondé cette journée de son rayon de printemps désintoxiquant. Sa rubrique « livre » y consacre une éloge à nos Chroniques bolivariennes qui sont parues comme un OVNI dans le matraquage médiatique sur la crise au Venezuela de ces derniers mois.

critique Choniques Bolivariennes Monde Diplo mai 2014 recad

 

critique Choniques Bolivariennes Monde Diplo mai 2-copie-1

 

Le jour suivant, nous avons pédalé sur nos vélos une vingtaine de kilomètres jusqu'à la ferme écolo d'un permaculteur de la région. José nous a parlé avec passion de son biogaz effluant de la bouse de ses 18 vaches avec lequel sa famille cuisine, de ses maisons rondes auto-construites en forme d'igloo, de son étang où il élève des poissons dont les carcasses, une fois les filets conservés, servent à nourrir ses animaux, de l'eau qu'il puise grâce à ses pompes éoliennes, des semences qu'il échange avec les autres permaculteurs du coin... Et comme il compte parmi l'une des familles de petits agriculteurs restés propriétaires de leur terre après la révolution (30% des terres agricoles sont aux mains de familles ou de coopératives de paysans), en homme cultivé, en philosophe de la vie aussi qui a pu voyager et comparer, il nous a parlé de sa liberté de paysan, dans son pays si dénigré, mais sans transnationales, sans lobbies agroalimentaires, sans PAC, sans obligations ou normes aberrantes et oppressantes. Et les copieux repas de légumes printaniers et de bon fromage qu'il nous a servi nous ont à leur tour désintoxiqués...

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 13:18

Notre reportage sur le passage du canal de Panama a bord du voilier de Joel Rachez, BIGOUDI, vient d etre diffuse sur la Radio Suisse romande, dans l emission DETOURS.

A nous le Pacifique ! est a poscater ICI

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 11:05


Notre ami havanais aime le métal core bien death. Lorsqu'il était adolescent, il avait monté un  groupe avec trois copains de Havana Vieja, lui à la gratte. Aujourd'hui, notre ami a dans les 35 ans.  Séparé de sa femme, il a un enfant, et vit chez sa vieille maman dans un appartement. Mais il rêve encore de se vêtir d'un t-shirt noir à l'effigie du groupe américain Death dont le défunt chanteur avait une voix gutturale particulièrement caverneuse. Il en est fan. Malheureusement, c'est impossible à Cuba de trouver dans les magasins d’État la panoplie dont il aimerait s'accoutrer. Et c'est aussi difficile pour lui de se racheter une guitare électrique. Trop cher. Jeune adulte, il a vendu la sienne. Depuis, comme on dit ici, « C'est pas facile... ».
Il se souvient : « Il existait à la Havane une cour privée où le week-end les groupes de rock métal venaient jouer. C'était le jardin d'une rockeuse. On appelait cet espace le patio de Maria... ». Mais cet endroit a un jour été fermé. L’État hérité des barbus a voulu peu a peu contrôler et réguler ces nouveaux rebelles chevelus. Il fallait alors, pour être agréés, passer une audition devant une commission qui statuait en mettant des notes de A à C. Notre ami havanais se rappelle du regard hagard de ces vieux juges, probablement imbattables en son,bolero, salsa, rumba, ou trova quand lui et ses amis on fait grincer les cordes de leurs guitares et de leurs voix face à leur jury. Ils avaient obtenu un C. Depuis, ce tribunal du métal kafkaïen a évolué. L'Agence cubaine de rock est née, composée de bon connaisseurs, de rockeurs. Elle dispose d'une belle salle de concert à la Havane où se produisent les 24 groupes qu'elle a agréés, ceux qui pourront éventuellement voyager et représenter Cuba sur la scène rock internationale.

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Notre ami havanais nous y a emmené. Il n'y va plus si souvent. Le ticket d'entrée coûte 20 pesos nationaux pour les Cubains. Son salaire mensuel, versé par l’État, en tant que fonctionnaire d'un service sanitaire, est de 380 pesos. A l'intérieur, le bar se paie en CUC, cette seconde monnaie en circulation dans l'île, environ au même cour que le dollar, inabordable pour la plupart des Cubains. Car un CUC vaut 24 pesos. Autant dire qu'ils n'étaient pas nombreux les jeunes hard-rockeux de la Havane à s'offrir un bière a 1 CUC ou une bouteille de 75 cl de rhum a 3 CUC. (Précisons qu'à Cuba, l'habitation est gratuite ainsi que la santé, l'éducation et que chaque Cubain reçoit, grâce à la Libreta, des denrées alimentaires qui permettent de se nourrir pendant environ une dizaine de jours par mois.) Mais ils avaient pour la plupart les t-shirts que notre ami n'a pas et leurs chevelures oscillaient bien de bas en haut, d'avant en arrière, au rythme d'un groupe déchaîné au core métal d'excellente qualité pour autant qu'on puisse se permettre d'en juger...
Notre ami se souvient encore d'un des premiers concerts métal qui fut organisé en plein air par l'agence. « La police était aux aguets, encadrant la place. Et quand le public s'est mis à pogoter, elle était prête à chargée ! » Avant que la situation s'envenime, il a fallu expliquer aux flics cubains que ce pas de danse d'un genre nouveau n'était pas une baston générale à réprimer... Depuis, les choses ont un peu changé. Aujourd'hui, il existe même un festival international de métal à Cuba que notre ami ne manque pas.
Vers une heure du matin, à la fermeture, quand nous sommes sortis de la salle, tous trois égayés par la bouteille de rhum que nous étions presque les seuls à avoir pu payer, il nous a fait remarquer, envieux et frustré, que le chanteur du groupe agréé montait dans une voiture neuve. Lui n'a pas même les moyens d'une bicyclette. Notre ami havanais a surtout besoin d'une guitare. Il a besoin d'expulser sa rage.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 10:35

A lire, un nouvel article du BASTA dans le quotidien de l ecologie REPORTERRE...

Cliquez ICI

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 08:23

 

Nous l'avons d'emblée appelé «  Pigeonneau  ». C'était certes un peu ridicule, mais cela nous a semblé tellement plus simple que sa matricule bagué à la patte «  FCI2011FCC Cuba 534009  ». Pigeonneau est arrivé dans une belle envolée directement sur la table du carré. Il nous a surpris. Nous naviguions déjà depuis six jours, au près. Et, si la Jamaïque n'était qu'à une centaine de milles nautiques, BASTA évoluait bel et bien en plein large, sans côte à vue.

 

Pigeonneau a la barre

 

On lui a donné à boire dans un bol, il a bu. On lui a donné des crackers écrasés dans une assiette, il a mangé. Puis il s'est installé sur un petit coussin moelleux et a dormi. Nous aussi d'ailleurs. Au réveil, nous en avions fini avec l'envie d'offrir gîte et couvert à cet opportuniste qui prenait le BASTA pour une «  guagua  », l'autobus public cubain. Il avait chié sur la table, sur le coussin... Alors nous avons nettoyé et aimablement posé Pigeonneau au fond du cockpit avec son bol et son assiette pour le motiver. Il a re-bu et re-mangé, puis il a tout tenté pour re-rentrer  : par la porte, par les hublots. Affectueux, Pigeonneau avait décidé de dormir dans notre bannette. Il portait aussi un certain intérêt aux questionnements de René Dumont en 1970 : "Cuba est-elle socialiste ?"... 

 

Pigeonneau dans le carre

 

Nous avons nettoyé et re-nettoyé en nous demandant pendant les deux jours qu'il nous a accompagné, mais qui sont donc, d'entre nous, les pigeons voyageurs  ? Lorsque les montagnes qui entourent Cienfuegos se sont dessinées à l'horizon, au bout de neuf jours de mer, nous avons lancé en l'air Pigeonneau. Il est revenu à plusieurs reprises avant de se rendre compte que la terre socialiste était enfin accessible... Alors BASTA est arrivé à Cuba avec son équipage habituel.

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Publié par Bateau Basta - dans Le voyage
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 13:30

Convertir les Amérindiens à la marchandisation de la nature qu’ils ont su jusqu’ici préserver sans argent... c'est le thème de l'article de l'équipage du BASTA paru dans le quotidien de l'écologie REPORTERRE.

 

Ipeti Embera

 

Vaine tentative de la part de l'ONU et de ses alliés promoteurs d'un capitalisme soit disant "vert", les indiens du Panama rejettent  le mirage de la finance carbone...

Pour lire ce deuxième volet de notre série de reportages sur le combat des amérindiens contre le green business, cliquez ICI !

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A propos des auteurs

Elle est journaliste-pigiste. Pour consulter son book en ligne, cliquez ici

Il est photographe, distribué par l'agence Réa. Regardez son site pro en cliquant ici

 

 

Notre premier périple sur notre voilier de 6m50 le "Bourlingueur", relaté dans deux numéros de Voiles et Voiliers de 1995 ici et .

Contacts :

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