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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 07:29
Basta avait déjà rencontré des dauphins motivés...
Cette fois-ci, ils étaient bel et bien bolivariens !
(Si vous regardez bien, vous verrez une remora ventousée sur le flanc d'un dauphin...)
 Non, on ne s'en lasse pas !
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Publié par Bateau Basta - dans Le voyage
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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 13:39

Pour aller au Venezuela en bateau, il faut vraiment le vouloir !

 

Dans la République bolivarienne du président Chavez - comment l'en blâmer ? - le tourisme nautique international n'est pas une priorité, malgré son potentiel incontestable. Et tout semble fait pour décourager les navigateurs ! Dans un sens, tant mieux, ne plus prendre l'apéro avec les dizaines de voileux retraités (qui attendent ensemble trop sagement la fin de la saison des cyclones à Curaçao) peut apparaître comme un soulagement...

 

Au Venezuela, d'abord, l'insécurité effraie. Les récits d'attaques de "pirates" armés pullulent sur Internet et à l'occasion dans la presse locale anti-chaviste. Mais en vérité, combien de ces pseudos-pêcheurs, accostant en barques, en mer ou dans des mouillages déserts, commettent-ils de vols ou font-ils de morts ? N'est-ce pas les mêmes récits qui se répètent depuis des années ? D'ailleurs, il semble que cela se produise aussi à Saint Martin (Antilles frrançaises), mais la presse n'en parle pas. De peur de faire fuir les touristes ?

 

A l'entrée de la marina de Caraballeda, un petit mouillage gratuit est bien tentant. Un voileux allemand y fut bien assassiné de nuit il y a environ deux ans. Basta vient de passer deux mois à l'intérieur de ce port. C'est la marina publique, c'est à dire nationalisée, la plus proche de Caracas, située de l'autre côté d'une magnifique chaîne de montagnes qui la sépare de la capitale.

 

Autre problème pour les navigateurs : le beau papier à entête qui nous autorise à séjourner au pays de la Révolution, a coûté beaucoup d'efforts, pas tant d'argent comme il aurait pu. Il s'agit du permis de séjour de trois mois renouvelable pour Basta et son équipage. Pour l'obtenir, il a fallu se rendre à... justifier de... foncer à... négocier avec... revenir à... repasser par... ramener le papier à …

 

C'était la deuxième tentative de régularisation du bateau dans ce pays. Nous avions, en fait, touché le Venezuela, fin juin, à Puerto Cabello dans l’État de Carabobo. Là, après trois semaines de démarches, la gourmandise de quelques fonctionnaires réclamant une soit disant expertise, facturée 300 dollars, a fait que Basta a mis les bouts pour chercher un autre port d'entrée dans le pays. Ce départ ne semblant pas trop les contrarier, y aurait-il eu quelques scrupules dans l'âme des fonctionnaires ?

Mercal-Catia-los-Magallanes.jpg

Dans un "Mercal", ces superettes aux prix subventionnés par le gouvernerment.

 

 

Blague linguistique : à peine arrivée, nous avions mal compris ! Aidante et désolée, la jeune capitaine de la marina récemment nationalisée nous avait bien prévenu que les autorités maritimes prétendaient faire venir à bord un "perrito". Mais pour nous, il s'agissait là de l'inspection du bateau par un « petit chien », en espagnol, un chien = un perro, donc, un petit chien = un perrito. S'il fallait qu'il renifle le stock de pâtes et de boites de conserves du bord, pourquoi donc ne pas faire venir un gros chien ? se demandait-on avant de découvrir que le mot doté d'un seul « R » avait une autre signification : un "perito" désigne bel et bien un expert ! Sachez que l'équipage du Basta, parle certes un espagnol courant, mais appris principalement dans les rues de Buenos Aires, donc doté de pas mal de « lunfardo » porteño et ponctué de « che ! »...

 

Alors que Cécile prenait d'ailleurs l'avion en direction de Buenos Aires, envoyée par le Monde Diplomatique à l'occasion des élections présidentielles, Daniel mettait les voiles vers l'île de Bonaire, pour revenir tenter une entrée au Venezuela du côté du port de La Guaira proche de Caracas, dans un autre État, celui de Vargas.

 

Au final, les formalités nous ont coûté 600 bolos, soit 60 euros, c'est presque leur prix officiel.

Amis navigateurs, por favor, ne cédez plus à la corruption ! Les quelques autres voiliers que nous avons rencontré qui ont séjourné au Venezuela ont payé 300, 400, 600 dollars, parfois pour finir sans permis et repartir bredouilles... Malheureusement, payer c'est faire monter les tarifs et créer un habitus peu reluisant qu'on ne voudrait pas développer chez nous.

Le plus simple, pour les pressés qui parlent peu l'espagnol est sûrement de faire ses formalités à Puerto La Cruz où les autorités ont plus l'habitude des voiliers.

Pour lutter contre la corruption, le président Chavez a bien mis en place des institutions nouvelles et a ouvert une instance de dénonciation, mais les corrompus trouvent toujours bons payeurs...

 

Autre obstacle pour les plaisanciers : les marinas publiques sont encore rares et leurs prix pas toujours très raisonnables pour la qualité des services qu'elles ont eu le temps et les moyens de développer, malgré la bonne volonté des nouvelles équipes en place : à Caraballeda pas une goutte d'eau ne sort du robinet devant Basta depuis deux mois alors qu'il n'y a pas non plus de sanitaires dans l'enceinte du port. Chaque semaine, on doit donc remplir des bidons, les transporter en bicyclette. Pour le plein de nos réservoirs, six voyages sont nécessaires.

 

En outre, certaines nuits, des bateaux sont ouvert et pillés. Qui plus est, au moindre petit coup de houle, les amarres des bateaux locaux pètent et les dégâts font château de cartes : "ce ne sont pas des amarres, mais des cordes pour attacher les ânes!" grondait le sympathique gardien qui nous aidait l'autre jour à sauver quelques unes de ces embarcations...

  DIP-01.jpgPièce de théâtre dans la cour d'une usine nationalisée.

 

Quoi qu'il en soit, revenant d'un rude hiver austral, Cécile écrivait par 35° dans le bateau, dans le souffle des pales d'un ventilateur indispensable. Vous pouvez lire ce mois-ci (octobre 2011) dans le Monde Diplomatique, son article sur le thème : comment les piqueteros argentins perçoivent « Cristina » : clic ici

Daniel, lui, reprenait son Hasselblad panoramique pour photographier en noir et blanc la Révolution du président Chavez, au delà de ces marinas où la plupart des propriétaires de bateau ont des idées proche de l'opposition anti-chaviste. Très appréciées dans les ministères, ses diptyques photographiques pourraient bien finir dans les publications éditées par le gouvernement : la Révolution ne manque-t-elle pas d'esthétique ? Au Venezuela, si nautisme et socialisme font rarement bon ménage, parfois, journalisme (nautique) et Révolution s'accordent parfaitement !

 

CHICHIVICHE.jpg

 

Après une escapade dans les mouillages à plage et cocotiers de la côte (où du wifi nous arrive gratuitement !), bravant la piraterie, Basta devrait donc retrouver sa marina sans eau, pour plusieurs mois. Nous allons alors bientôt regretter le mérou au barbecue sauce coco (fraîchement ramassée sur la plage) et citrons verts...

 

En revanche, par chance, à Caraballeda, notre plaisant voisin de bateau vénézuelien qui nous réserve notre place possède une vieille camionnette jaune toute percée : bravant la police et les garagistes, on se balade ensemble le week-end sur la jolie route côtière. Quelques bateaux plus loin, un couple a acheté un voilier sans savoir naviguer... Daniel est devenu prof de voile attitré ! De l'autre côté, un réalisateur de documentaires rêvant de traverser l'Atlantique est lui chaviste : enfin un dans cette marina !

 

 

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 09:15

Rassurez-vous, une fois n'est pas coutume !

Loin de nous l'idée de concurrencer l'excellent blog de cuisine tenu par Charline et Prince : http://delicesdukerala.canalblog.com/

BASTA propose ici une recette simple et originale... peut-être un peu dangereuse ?

 

La difficulté est d'abord de trouver du ackee (Blighia sapida)...

En Jamaïque, il s'agit du fruit national qui compose le plat national, généralement accompagné de poisson salé.

En Martinique, on appelle le Ackee "ris de veau", semble-t-il.

Un ami vivant en haut d'un morne boisé en a au fond de son jardin, mais au bout de branches si hautes qu'il ne peut atteindre les fruits.

Une amie artisan au marché de Fort-de-France voit régulièrement des Haïtiennes en proposer dans un panier.

Mais aux Antilles françaises, sa consommation ne semble pas très fréquente.

Attention ! Certaines parties du ackee sont extrêmement toxiques et en Haïti ce fruit mal préparé fait parfois des morts... Le rapport de l'OMS ne rigole pas !  Clic là !

Nous nous déchargeons donc de toute responsabilité, si un lecteur de ce blog venait à souffrir de diarrhées, gerber ou carrément  trépasser en digérant ce délicieux met !

 

Tout d'abord, il faut absolument ne consommer que les fruits ouverts naturellement : la maturité est importante contre la toxicité...

 Ackee1BD

De ces fruits ouverts naturellement, il faut retirer minutieusement la grosse graine noire et les petites fibres rougeâtres qui l'entourent.

 Ackee3BD

Après quoi, il faut faire bouillir la partie jaune restante, bien lavée, pendant dix bonnes minutes, puis jeter l'eau de cuisson.

 Ackee 4BD

Reste à préparer, donc recuire le ackee selon la recette.

 Ackee6BD

BASTA propose une poêlée de ackees agrémentée de cives, de rondelles de carottes et de corned-beef (brésilien ou argentin c'est meilleur !) Contre toute attente, ce plat est très fin !


En parlant de Jamaïque... un article de l'équipage sur le rastafarisme vient de paraître dans l'hebdomadaire Témoignage Chrétien : Clic ici !

Mais BASTA est déjà loin de l'île de Bob Marley: il est désormais amarré dans une petite marina récemment municipalisée, dans la République bolivarienne du Venezuela...


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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 19:24

Il a du culot notre ami jamaïcain !
C'est un artiste reggae talentueux, compositeur-interprète et vidéaste, qui vit dans un ghetto à Kingston. Dans la capitale jamaïcaine, on appelle ainsi les quartiers populaires qui encadrent le centre-ville déglingué. Les quartiers riches sont sur les hauteurs, plus loin de la mer.
 

Nous avons rencontré notre ami grâce à un site de couch-surfing. Pour nous, c'était une première expérience. Le bateau était à Port Antonio, à trois heures de Kingston, nous avions des rendez-vous en ville. C'était l'occasion de tenter de se faire héberger gratuitement chez l'habitant.
Ce fût une expérience sympa, marquante.

 

Lui aussi venait de s'inscrire sur le site : http://www.couchsurfing.org/
Quand il est venu nous chercher en ville, à bicyclette, il est tout de suite apparu drôle, gai, nature, tentant progressivement de nous avertir qu'il habitait au ghetto : « Ce n'est pas très habituel de faire du couch-surfing au ghetto... Mais ne vous inquiétez pas ! Pas de problèmes ! Tant que vous êtes avec moi ! On me connaît. On me respecte. Vous êtes mes hôtes ! »

D'abord, on s'est regardé et on s'est dit : « Bigre ! Mais ou nous emmène-t-il ? » Puis, au fur et à mesure que l'on approchait de son « yard » - une cour composée de trois cases en bois dont une en ruine et une autre bien délabrée -poing fermé, il frottait son pouce trois fois contre celui de passants (le nouveau salut en vogue, car l'ancien, poing contre poing sur les phalanges fait déjà rasta de la vielle génération) : il connaissait effectivement du monde.

 

Donc, notre ami habite la troisième case. C'est sommaire. C'est souvent le bazar. Il est célibataire avec trois jeunes enfants à charge. Trois bambins portant comme lui des locks. Et le défilé a commencé ! Celui des curieux du quartier ! Au ghetto, on rentre chez le voisin comme dans un moulin ! « Ils ont du mal à croire que je ne vous fais pas payer !, expliquait notre ami. Ils ne le croiront jamais ! » Mais il a du cran et il aime le monde. Il veut de plus que ses enfants s'ouvrent sur l'extérieur, se familiarisent avec les langues étrangères.

 

 Nous sommes restés une nuit, deux nuits, trois nuits... On n'arrivait pas à quitter ce foyer plein de simplicité et d'amitiés. Ensuite, nous avons renvoyé la balle en amenant tout ce beau monde en navigation...

    03-copie-1Chez notre ami, nous dormions dans une petite case indépendante qui faisait jadis office de studio d'enregistrement à domicile. Le « studio Hailé Sélassié » est désormais doté d'un petit lit et d'une table portant un téléviseur. Tan pis si c'est là que les enfants aiment dormir et s'amuser. Ils se sont entassés à trois sur un autre lit pour nous héberger.

 

Mais très vite, le sympathique profil de notre ami sur le site de couch-surfing a attiré d'autres voyageurs. Content, il répondait toujours oui à leurs demandes d'hébergement. Un soir, un jeune Hollandais est arrivé.  A peine débarqué, il plongeait la main dans le sac de Ganja posé sur la table, aimablement mis à disposition. Gentil, il s'est vite avéré collant, radin.


Ce n'est pas forcément évident d'assumer d'être touriste européen faisant du couch-surfing dans un quartier où tous les enfants ne mangent pas systématiquement trois repas par jour. C'est peut-être notre expérience du voyage qui nous a appris à répondre à la générosité par une participation non offensante ?
Le Hollandais était bien plus jeune... Partant acheter « sa » bière au bar du coin, de nuit, avant que nous partions tous à un sound-system en plein ghetto, il a photographié, en douce, un rassemblement agité du voisinage dans la rue. A peine était-il rentré au yard,  que déboulait un gars excité. Il voulait la photo, ou l'appareil photo. Et notre ami a dû  calmer la situation, expliquer, embobiner, excuser... une heure durant.

 

Plus tard, nous avons eu l'explication :  « Ces gars du ghetto ne sortent que la nuit. Ce sont ceux que tout le monde doit respecter. Ils font la loi. Ils ont des guns. Ils ne rigolent pas. »  Notre ami risquait gros. Pas facile de faire du couch-surfing au ghetto !
Il ajoutait : « Je ne sais pas comment ils peuvent réagir ! Ils pourraient nous braquer de nuit, se venger... » Daniel qui dormait au studio Hailé Sélassié avec son sac d’appareils photos... en voulait légèrement à ce jeune voyageur. « On peut être jeune, sans être con ! » insistait une amie de notre ami. C'est une fille costaud et courageuse qui tient un stand de boisson rouge, vert et jaune à côté des joueurs-parieurs de cartes  dans la rue. Une fille sympa, rencontrée grâce au couch-surfing.
Merci encore à toi l'ami et à tous tes ami(e)s du ghetto !

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 12:35

Ce matin là, en Jamaïque, nous nous sommes difficilement retenus de rire.

Nous achevions un reportage pour le quotidien Ouest-France sur le trentième anniversaire de la mort du plus célèbre rasta, décédé le 11 mai 1981.

Lisez l’article en cliquant ici !

 

Nous avions déjà visité le musée Bob Marley, un lieu pensé pour ses fans.

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Nous avions rencontré des musiciens reggae à son studio d’enregistrement Tuff Gong.

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Nous avions parcouru son quartier de Kingston, « Trench Town », le ghetto où il commença à jouer de la guitare avec Peter Tosh et Bunny Wailer.

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Nous avions aussi assisté à une « grounation », cette célébration rasta au rythme de tambours traditionnels Nyabinghi commémorant la venue d’Hailé Sélassié dans l’île en avril 1966. Pas la peine d’y amener sa ganja : respirer au milieu de l’assemblée dansant d’un pied sur l’autre, chalices en main, suffit à se rapprocher de Jah !

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Ce matin là, donc, nous venions de marcher deux kilomètres sur un chemin de terre à travers un quartier sauvage construit sur des terrains squattés (le guide « Lonely Planet » conseille de ne le franchir qu’accompagner de la police !) Nous étions, bien sur, arrivés saufs et non délestés de notre matériel de travail, devant une grande palissade verte, jaune et rouge perchée en haut d’une colline face à la mer. C’est là que nous avons frappé.

 

Un brother Bobo Shanti, aux dread-locks enroulées dans un turban, est venu nous ouvrir. Dix minutes plus tard, il nous donnait gentiment l’autorisation de pénétrer dans cette communauté rasta radicalement « roots » où la vie et l’organisation semblent monastiques.

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Le règlement y est strict. Les femmes doivent porter une jupe et se couvrir les cheveux. Elles restent à l’écart des hommes pendant 21 jours après leurs menstruations.

Comme d’habitude, j’étais en pantalon et ne me souvenais que vaguement de la date de mes dernières règles. Alors à la sister « empress » qui me tendait une jupe en me questionnant, j’ai dit une date aléatoire, qui m’a tout de même permis d’accéder au hall d’accueil. Engoncée dans ce long tube étroit enfilé par dessus mon pantalon, la tête couverte de mon grand foulard éthiopien, je marchais à pas de fourmis et j’ai manqué à plusieurs reprises de trébucher sur les marches d’accès à la case verte, jaune et rouge. Mais ce n’est pas cette scène qui a failli nous faire pouffer. C’est la suivante…

 

Une fois dans le hall, la sister a dit : « Maintenant il faut prier ! ». Elle nous a placés comme il convient. Pour les femmes, la main gauche sur le sein droit, à l’opposé de l’emplacement du cœur. Pour les hommes, les deux mains jointes par le bout des doigts, formant un losange.

Alors, nous avons fermé les yeux et marmonné une litanie volontairement incompréhensible.

« Pas comme ça ! a répliqué la sister. Ici, on prie les yeux ouverts et à voix haute ! »

On s’est regardé. Et on a tenté : « Euh… Jah is love… and...euh... Jah is great… He gives us bread every day ! ».

Nos aimables hôtes Bobo Shanti aussi ont du se retenir de rire.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 19:49

 

Entre la Jamaïque et Aruba...

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 21:22

"Grosse promo sur les oeufs durs ! La mayo est gratis ! Faites un geste, c'est pour "Oeufs sans frontières "!", lance Gégé, le barman bénévole du CVD, le Cercle de Voile de Dakar...

 

Nous y étions cet automne. C'est un yacht club autogéré par les navigateurs. On y rencontre de tout, comme dit Gégé : "des bourges, des prolos, des rastas, des fachos, des voyoux". Là-bas, à Dakar, ce lieu qui porte le nom d'un Yacht club à l'anglaise n'est pas tout à fait fréquenté par des skyppers en short repassé, chemisette à galon et Docksides cirés. Le look est généralement plus décontracté : tongue, pantalon africain et t-shirts bariolés...

 

CVD 42 DANIEL HERARD

Pour en savoir plus sur ce drôle de mouillage  que nous avons aimé, achetez le magazine "Voiles et Voiliers" de mai !

http://cvdakar.e-monsite.com Le CVD, on recommande !

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 08:59

 

Savez-vous ce que montre cette photo ?

 

banane-durable.jpg

 

Des bananiers ? oui.

Des bananiers martiniquais, mais encore ?

Des bananiers martiniquais malades : là vous brûlez !

Cette bananeraie a subi un « assainissement » au glyphosate, ce puissant herbicide total, initialement commercialisé par Monsanto sous le nom de Round-up.

 

Lorsque nous avons pris cette photo, l’air de rien, stationnés entre les plantations du Nord de l’île, mimant innocemment une pause pipi, un habitant est passé en camionnette, vitre baissée, et nous a avertis : « Faites ce que vous voulez… prenez des photos ! Mais surtout, ne touchez pas à ces bananes ! Elles sont empoisonnées ! »

C’est un militant écologiste qui nous avait indiqué quelques jours plus tôt l’emplacement de ce paysage de désolation.

Si vous voulez en savoir plus, achetez TERRA ECO en mai !

Vous y lirez notre enquête sur la « banane durable »...

Etes-vous prêts à avaler ce concept lancé pour redorer l’image des planteurs antillais après le scandale de la pollution à la chlordécone ?

 

Vous devriez aussi pouvoir y voir la totalité de notre reportage sur le combat

des paysans maliens. Déjà en ligne, pour les abonnés : clic ici !


Nous avions déjà évoqué les rencontres faites lors de ce reportage dans un post à notre escale sénégalaise cet hiver : clic là !

 

Basta a quitté la Martinique, début avril, après une étape pleine de « chlordéconnades », entre notre travail sur les polluants

et  la joie de retrouvailles familiales et amicales !

 

Nous avons mis les voiles en direction de la Jamaïque.

Huit jours de mer.

Bientôt, le 11 mai, on commémorera dans cette île le trentième anniversaire de la mort du regretté Bob Marley…

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 05:54

Nous avons reçu une drôle d'enveloppe...

A coup sûr, elle venait de ce pirate de Nardo !

 

ENVELOPPE-NARDO-PENCHEE-BD.jpg

 

A l'intérieur, une belle surprise : le dernier numéro de l'excéllent CQFD

(en kiosque jusqu'au 15 avril), un journal qu'il faut détenir absolument !


L'ami Nardo,y raconte en BD ses aventures à Mindelo...

Nous l'avions débarqué au Cap Vert avant la traversée de l'Atlantique.

C'est con, en plus de ses talents de dessinateur, il joue bien de la guitarre !

 

latitude15.jpg

 

Mais après quatre/cinq jours de mer agitée depuis la Casamance, Nardo ressemblait au mec du film "Into the wild" ... après son empoisonnement !

A peine débarqué, ça allait beaucoup mieux, particulièrement dans le petit bar où nous avons rencontré les rastas. Alors on a mis les voiles et on l'a laissé là, nous: Cécile, Daniel et Gautier.

Sans guide touristique, sans parler portugais, avec pour seule connaissance de l'archipel, un bon vieux refrain en tête de Cesaria Evora ! Il avait quand même deux t-shirts, un vieux calbute, un hamac, un calpin et un crayon. Et surtout, il était entre de bonnes mains ! La preuve :

 

bede cap vert BD-copie-1

 

 

  Visitez le blog de Nardo !    basura.canalblog.com

 


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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 12:54

 

En voilà une bonne idée de vacances : un séjour en Sicile sans entretenir l'économie mafieuse et en sympathisant avec les militants antimafia de Palerme et de Corleone ! Il vous suffit de courrir au kiosque acheter le mensuel GRANDS REPORTAGES de mars 2011.

 

GR Antimafia Tour BD

 

 

Il faut bien acheter la presse de temps en temps ! Sinon, comment qu'c'est qu'on va continuer à vivre, nous les journalistes et photojournalistes nomades !

 

 

 


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A propos des auteurs

Elle est journaliste-pigiste. Pour consulter son book en ligne, cliquez ici

Il est photographe, distribué par l'agence Réa. Regardez son site pro en cliquant ici

 

 

Notre premier périple sur notre voilier de 6m50 le "Bourlingueur", relaté dans deux numéros de Voiles et Voiliers de 1995 ici et .

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