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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 13:45
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"L'utopie est comme l'horizon : je fais deux pas, et il s'éloigne de deux pas. Je fais dix pas, et il s'éloigne de dix pas. L'horizon est inaccessible. Mais alors, à quoi sert l'utopie ? A ceci : elle sert à continuer à marcher."

Eduardo Galeano
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Publié par Bateau Basta - dans Le voyage
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:24

Hier, Basta a plongé l’ancre dans le port de Crotone, Italie.

Nous avançons d’étape en étape, dans les bons créneaux météo, mais il y en a peu. Direction la Sicile de nouveau, direction Palermo.

Depuis la traversée idyllique Sicile/Grèce cet automne (mer belle-petite brise-bonne pêche), les conditions météorologiques ont généralement été calamiteuses. Beaucoup de pluies et surtout un incessant manège de dépressions…

Avant de quitter la Sicile, nous avions rencontré le mouvement des sans abri de Palerme. Ils veulent habiter les résidences saisies par la justice à Cosa Nostra…

Or, Palerme est aussi la ville italienne où le plus de biens a été saisi à la mafia par la justice. Les sans-abri ont occupé à plusieurs reprises des villas de mafieux sous scellés, certaines plutôt luxueuses. Ils proposent de les « auto-rénover » soutenus par des architectes et des citoyens solidaires.


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S’ils ont obtenu une modification de la loi sur l’usage du patrimoine confisqué qui rend possible cette attribution à titre provisoire, seule une soixantaine de logements a été allouée à des familles dans le besoin. Il manque surtout de la volonté politique, notamment de la part du maire, Diego Cammarata, un disciple de Silvio Berlusconi...

Nous croiserons peut-être le skipper de son yacht au port, un fonctionnaire rémunéré en tant que jardinier municipal…

En novembre, nous avons laissé le bateau dans la baie bien protégée de Vonitsa, en Grèce, pour filer vers la Roumanie en autobus, puis en avion depuis Thessaloniki. Bucarest dans le froid et la grisaille gardait un petit air pré-chute du mur avec ses barres d’immeubles d’un pur style ceausesciste, ses boutiques kitch du vieux centre dégradé ou ses vitrines pré-Bill Gates derrière lesquelles on apercevait des cours de sténo-dactylo dans des salles remplies de vieilles machines à écrire.

Pourtant, le 22 décembre marquait le vingtième anniversaire de la Révolution roumaine. A la chute de Nicolae Ceausescu, on découvrait dans ce pays une épidémie de sida pédiatrique sans précédent : dans les orphelinats et les hôpitaux, des milliers d’enfants (plus de 6000) avaient été contaminés lors de vaccinations ou de micro-transfusions. Grâce à la trithérapie, les survivants tentent de se construire un avenir dans un pays où les séropositifs sont très discriminés. L’un de ces enfants, maintenant jeune adulte, nous a accordé un entretien dans l’anonymat. Il milite au sein de l’Association roumaine anti sida (ARAS) et lance un cri d’alarme : à cause de la grave crise qui lamine le pays, les médicaments manquent dans les hôpitaux, les traitements sont interrompus. Qui plus est, le Fonds global de lutte contre le sida va interrompre cette année ses financements pour la prévention… Si le régime de Ceausescu avait ignoré le sida, il avait préservé le pays des grands trafics. Après 1989, l’héroïne s’est répandue comme une traînée de poudre. Aujourd’hui, à Bucarest, près de 40 000 jeunes toxicomanes risquent d’être contaminés par le VIH. La plupart a déjà contracté l’hépatite C sans avoir les moyens de se soigner. La maraude d’ARAS qui nous a embarqué va-t-elle pouvoir continuer son indispensable travail ?

 

Après une sympathique escale de quelques semaines à Levkas où plusieurs équipages français hivernaient, nous avons passé Noël sur la petite île de Paxos. Bizarrement, là où nous pensions ne croiser que quelques vieilles dames en noir à la sortie de la messe de minuit, nous avons trouvé un bar de nuit bondé de jeunes grecs sur leur 31 et de pulpeuses albanaises en super-mini-jupes et décolletés.

Notre réveillon du premier de l’an était plus mondialisé : à Corfou, whisky anglais et cigares cubains avec dix marins Polonais dont leur « Gérard d’Aboville » à eux, bientôt prêt à traverser l’Atlantique à la rame et même champion national de kendo !

Au premier créneau météo, Basta a quitté le vieux port de Corfou pour contourner l’île vers le Nord et viser, en face, Santa Maria de Leuca, le talon de la botte italienne. Bien au chaud dans la marina, nous avons laissé passer un coup de vent, puis nous nous sommes balladés avec un petit compact numérique qui fait aussi de la vidéo et crachotte un son d'enfer !

 

 


Au bar, Il lupo de mare, le vieux loup de mer de tenancier a appris à compter à son chien. L’animal connaît par cœur sa table de deux et même de trois. A deux fois deux, il répond par quatre aboiements…

Hier, Basta a plongé l’ancre dans le port de Crotone (attention, en Italien, le « e » se prononce « é » !) et ça nous fait bien rigoler. Pas vous ?

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Publié par Bateau Basta - dans Le voyage
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 05:01

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Pour une annee 2010 jalonnee de jolis chemins de traverse...

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Publié par Bateau Basta - dans Les escales
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 09:53

Après la Crète, en septembre, le Basta a filé sur la Sicile. Trois jours après une arrivée en plein spectacle son et lumière (orages, éclaires, pluies torrentielles, rafales, visibilité zéro) nous nous sommes fait voler notre annexe gonflable, une belle annexe, en très bon état...

C'était l'occasion d'en construire une en dur, sur mesure, qui plus est, qui fonctionne aussi à la voile.

Sur Internet, nous avons trouvé beaucoup de  plans d’annexes, mais la plupart payants...

Alors on a pris quelques mesures sur le roof et roule ma poule !

Une semaine de boulot, au mouillage, sur le pont du bateau…

Voici les secrets de la construction d'une annexe dynamique robuste, légère et sans plan.

C’est gratos !






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Publié par Bateau Basta - dans Le bateau
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:09

Coup de chapeau à la camarade photographe Bénédicte qui a bouclé un tour d'Europe en bateau-stop, auto-stop, couch-surfing (en passant par la case Basta) !

Sans débourser pour un hôtel ou un billet de transport, pas si évident !

Du coup, notre voilier apparait en photo dans son journal de voyage paru récemment sur deux pages dans l'hebdo VSD.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 12:35
Ben ça y’est ! le « Bateau Basta » est sur Facebook. Et oui, on était méfiant de la cyber-surveillance, on se demandait à quoi ça rime d’additionner des cyber-amis ! etc, etc … Puis, on s’est rendu compte que (presque) tous nos neveux et nièces sont sur Facebook (et ils sont nombreux !), plus les frangin(e)s (ils sont nombreux aussi !), et même la formidbale grand-mère de cécile, âgée de 95 ans ! Ajouter à cela des amis (pas réticents à la cyber-surveillance) et des potes lointains, là-bas en Amérique(s) ou ailleurs… Peut-être que c’est pas si mal Face-ploucs !
En fait, on découvre… Parents, amis, fidèles lecteurs du blog, devenez donc nos cyber-amis si vous êtes facebookés  !


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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 04:34

Du grec « katabatikos » : « qui descend la pente » … Nous avons bien appris ce mot en Grèce, enfin en Crète pour être précis.

Pour le comprendre, il faut faire du parapente, ou bien aller mouiller son voilier dans la baie de Elounda, une baie bien fermée dont le goulot est redoutable.

Basta s’y est couché plusieurs fois dans de très violentes rafales alors qu’il était à sec de toile…

Le couvercle de notre BBQ marine  –un instrument obligatoire sur un bateau-   a même volé à l’eau, pourtant relié par un petit câble en métal au balcon arrière. Coupé net !

Puis nous avons réussi à plonger l’ancre au fond de la baie,  à côté d’un voilier démâté… c’était rassurant.

Nous étions en août. Nos amis Nancy et Nicolas venaient d’atterrir à Héraklion pour une petite croisière qui décoiffe !

D’abord, histoire de bien  les amariner, nous leur avons confié le Basta en garde pendant trois jours dans ce mouillage paisible : nous avions un rendez-vous à ne pas manquer, un reportage sur la protection des tortues marines…

Car il y a de drôles de petites structures métalliques un peu partout sur les plages crétoises de Rethimnon où les touristes bronzent. Elles marquent l’emplacement des nids des tortues Caouannes. Les femelles adultes viennent pondre au début de  l’été sur cette plage grecque très fréquentée. Et c’est en pleine saison que les bébés tortues tentent de rejoindre la mer.

 

Alors, des jeunes écovolontaires aident l’association Archelon à protéger cette espèce menacée. Ils posent des enclos autour des nids sur les plages fréquentées par les vacanciers. Ils surveillent quotidiennement ces sites et comptent, à l’aurore, les traces de bébés tortues qui en sortent. Ils déplacent certains nids menacés et installent des structures faisant de l’ombre autour de ceux dérangés par la pollution lumineuse : la lumière dévie la trajectoire des nouveaux-nés supposés marcher vers le reflet de la mer, si bien que presque chaque matin en août, des bébés perdus sont sauvés. On les retrouve à l’occasion dans la piscine d’une boite de nuit, sur une route ou près d’une poubelle…

 

C’est si émouvant de sauver un bébé tortue… surtout après notre sujet sur le « jeanocide » turc (voir post précédent).

 


Super amarinés, après avoir encaissés un bon Katabatik seuls au mouillage, nos amis ont pu apprécier dans toute sa splendeur le Meltem qui  n’est pas descendu sous force 6 et approchait en permanence le force 7/8 pendant nos 10 jours de croisière. Sans compter les belles vagues qui balayent toute la côte Nord de l’île...

 

C’est pourquoi nous avons décidé de naviguer sur le côte Sud, qui plus est, moins touristique. Sous le vent en quelque sorte. En théorie du moins. 

 

Mais longeant la côte Est vers le Sud, le Meltem a fraîchi subitement. Le Meltem ou un Katabatik ?

Sous tourmentin, Basta peinait à avancer. Devant, une minuscule crique encaissée rejointe in extremis au moteur offrait un abri incroyablement calme dans cette tourmente. Alors on est resté là. Dans cet endroit désert que N & N ont baptisé « Paradise bay » (la baie de Karoumbes). Baignades, ballades, grimpe, cueillette de fariboulette, grandes discussions, bonnes bouffes et petits apéros  : de vraies vacances sauvages comme on les aime.

 

Tout allait donc à merveille jusqu’à ce que la météo annonce du force 8 pendant deux jours. C’est idiot, Nico et Nancy devaient reprendre l’avion à Heraklion…

 

En février dernier, dans le Péloponnèse, un coup de vent nous avait déjà obligé à larguer nos équipiers Isabelle et Jean-claude dans un village sans autobus, en fin de journée. Sous un ciel menaçant, ils avaient du faire de l’auto-stop en pleine cambrousse avec leurs valises pour rejoindre une ville…

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Nos potes, cette fois-ci, avaient aussi des valises à roulettes. Mais aucune route goudronnée ne dessert Paradise baie

 

Alors nous avons bien amarré le Basta. Nous avons ficelé leurs bagages sur le dos des mecs et randonné dans une étroite gorge sans trop savoir où l’on déboucherait…

 

C’est au bout de deux heures de marche que nous avons aperçu le premier hameau. Au loin une route. Avec de l’asphalte ! Nous nous sommes quittés là, laissant de nouveau nos équipiers faire du stop jusqu’à la ville…

 

Morale de l’histoire : Camarades, vous qui venez nous rendre visite (on adore les visites), prenez des sacs à dos plutôt que des valises ! En bateau on sait où l’on embarque, on ne sait pas où l’on débarque !

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Publié par Bateau Basta - dans Les escales
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 13:23

Au départ, en Turquie, nous enquêtions sur la filière du coton biologique. Un travail que nous n’avons pas encore achevé. 

Du coton bio en Turquie, cela vous étonne ? Et bien oui : le pays était le premier producteur mondial de coton biologique il y a un an, avant de se faire doubler par l’Inde et la Syrie. 

Du coton bio en Syrie ?? Bon, là c’est vrai que c’est de plus en plus étonnant.

Mais bon. Pourquoi pas. Disons donc qu’au pays de Bachar el Assad, on se préoccupe beaucoup d’écologie…

Bref, c’était déjà un peu louche. Puis, nous avons rencontré une jeune universitaire achevant une longue enquête sur les cotonniers turcs pour sa thèse. « Le coton bio en Turquie, c’est de la foutaise ! », nous a-t-elle dit. C’est simple, elle avait rencontré des centaines de cotonniers, et jamais vu un seul faire du bio, ni même parlé à un qui connaissait un collègue faisant du bio… De notre côté, nous n’en avions trouvé que deux, présentés par des industriels. Isolés, entourés l’un et l’autre de champs de tabac (rarement bio)…

 

 

 

Nous étions partis en bus dans la région d’Izmir et remontions sur Istanbul, de rendez-vous en rendez-vous. Vers Bursa, nous avons fait la connaissance d’Arca, l’une de ces belles rencontres que l’on fait parfois en reportage. Arca est l’animateur et le porte-parole de la Plate-forme anti-OGM turque.


Après nous avoir fait goûter les meilleurs mets du coin, de la viande aux poissons, il nous a présenté son ami musicien qui nous a hébergé pour la nuit. Hormis la musique,  celui-ci a un talent exceptionnel : il parle un excellent yogourt français, cette langue qui sonne à son oreille comme le français, mais qui ne veut rien dire…Absolument rien…

Arrivés à Istanbul -à peine le temps de s’offrir un Bosphore tour en bateau- une rencontre syndicale nous a projeté dans un autre sujet.

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En Turquie, en effet, la mode fait de vraies fashion victims : les milliers d’ouvriers qui sablaient les jeans pour leur donner l’aspect usé, tendance en Europe, n’endommageaient pas que la toile de denim, mais aussi leurs poumons.

Dans ce pays, le sablage a été employé sur la toile de denim dès les années 1990. La technique s’est répandue en 2000 à mesure que la mode des jeans « usés » devenait tendance en Europe. Afin de leur donner un aspect délavé ou usagé prématurément et irrégulièrement, le sablage est en effet plus efficace que le délavage chimique à l’effet trop homogène et moins coûteux que la technologie récente du laser. S’il existe du matériel de sablage sécurisé sur le marché, poussés par leurs clients européens (les grandes marques de fringues), les employeurs turcs ont préféré faire des économies plutôt que de l’acheter et utiliser, sans protection, du sable de plage riche en silice très nocif. Voici le témoignage d’un des milliers d’ouvriers aujourd’hui atteint de la silicose, une maladie pulmonaire incurable et mortelle : «J’étais debout dans une cabine de 4 mètres carré, tenant une lance reliée à un compresseur réglé à 8 bars. Un collègue me faisait passer un à un des blue-jeans sur lesquels je projetais du sable. A côté, il y avait un réservoir de 600 kilos de sable. Au bout d’une heure et demi, quand il était vide, je disposais d’un quart d’heure de pause, le temps que le collègue le recharge. La cabine était alors si poussiéreuse que je n’y voyais plus rien et j’en sortais méconnaissable. Puis ça recommençait, pendant 12 heures par jour »…

Peu de temps après être revenus au bateau, nous sommes retournés une seconde fois à Istanbul, en bus, depuis Marmaris. Pour fouiller ce sujet. Rencontrer d’autres ouvriers condamnés à mort à cause de la mode.

Ensuite, il a fallu caréner le bateau et en profiter pour réparer les dégâts causés par les icebergs des canaux français (lire les articles du blog de l’hiver 2007 ) : 15 jours de travaux sans relâche, par 40°.On se serait bien passé de notre pote un peu collant, le pélican. Caréner avec un pélican, c’est un peu comme tapisser un appartement avec un enfant de 3 ans assez turbulent : il met tout à la bouche…

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Rythme effréné, toujours. A peine ces travaux terminés, Basta a mis le cap sur la Crète.

N & N, nos amis du Mans, devaient nous y rejoindre pour les vacances. Et nous avions un autre reportage prévu.

Belles vagues. Vent frais. Nous sommes arrivés juste à temps… c’était la première semaine d’août.

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Publié par Bateau Basta - dans Les escales
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 13:41
Dans le magazine Loisirs Nautiques de juillet, bien connu des voileux... et beaucoup moins des terriens, Basta est vu à travers les trous d'un disque abrasif d'une ponceuse excentrique ou en reflet dans un mélange bicomposant époxydique. On y cause prix d'achat, heures de travail et autres réjouissances pour bricoleurs... Des choses bien terre à terre pour un voilier, mais néanmoins fort indispensables pour flotter. Sinon, on peut y voir en photo Cécile en bikini top branchittude... le haut : acheté il y a déjà quelques années sur un marché au fond d'une vallée cévénole avec une copine qui vient d'ailleurs de s'acheter une yourte pour y vivre - je ne vois pas, moi non plus, le rapport ; le bas : une promo Décathlon. Mais comme l'herbe est toujours meilleure dans le champ du voisin, et que l'on ne voit pas énormement de champs dans la baie de Marmaris (en Turquie), mais plûtot des forêts d'hôtels, on a peut-être envie en ce moment d'être dans une yourte en pleine forêt.





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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 12:16

Le 10 mai, nous avons quitté la capitale bruyante et polluée de la Grèce, à la fois empressés et frustrés d’avoir survolés la vie fascinante du quartier Exarchia dont Daniel donne un avant-goût dans son web-reportage « Des arbres, pas des parkings !» 

Puis, la mer Egée a été traversée au rythme de vacances - je sens que si j’écris « bien méritées » vous allez rigoler…

Et pourtant : à Athènes, malgré les problèmes de langue et de traduction (résolues grâce à l’aide d’une jeune traductrice militante), nous avons aussi travaillé sur l’histoire de l’agression au vitriol d’une syndicaliste d’origine bulgare représentante du syndicat des femmes de ménage, puis démarré un travail multimédia sur la protection des tortues marines.

Une quinzaine de jours, d’île en île, donc, avec une plus longue escale sur celle de Kalimnos pour faire un peu d’escalade, histoire de sortir d’un coffre notre matériel de grimpe qui n’avait pas été utilisé depuis presque 3 ans. Un peu rouillés les vieux quarantenaires que nous sommes ! Daniel a fêté ses 43 ans dans une crique de l’île de Kitnos où je lui ai préparé une poelée de coquilles saint Jacques (en boite) au vin blanc résiné. Quelques jours plus tard, n'ayant toujours pas croisé de supermarchés - par chance - ni pêché de poissons, j'ai eu l'idée de lui faire découvrir une recette qui l’a littéralement sidéré: des champignons vénéneux ... Un très complexe assemblage d'oeufs durs, de tomates, et de mayonnaise.


Dans les îles Egéennes, on trouve encore des criques sauvages, quant à  la côte du sud-ouest turque, elle est découpée en calanques couvertes de pins, tellement encaissées qu’elles ont parfois un petit air de baie de Ha Long en moins tropical, en moins vertical (enfin, va falloir y aller pour comparer), comme celle d’Orhaniye où Basta est ancré pour quelques semaines.

Fin mai, beaucoup de voiliers naviguent déjà entre la Grèce et la Turquie. Parfois, dans une baie isolée, un yacht luxueux vient s’ancrer à proximité de notre bateau couleur baba-cool.


Soudain, lire dans son hamac le remarquable bouquin de Naomi Klein sur la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme tout-puissant procure un sentiment mitigé : un mélange d’une impression d’avoir l’ennemi en face et de celle de jouir, tout comme lui, d’un plaisir égoïste réservé aux nantis…

Pour se sortir de cette culpabilité, on pense à notre précarité et à notre à métier. Et on a envie d’aller plus loin dans le traitement de sujets dénonciateurs des déséquilibres Nord-Sud, comme dans cet article récemment publié...

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Publié par Cécile - dans Le voyage
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A propos des auteurs

Elle est journaliste-pigiste. Pour consulter son book en ligne, cliquez ici

Il est photographe, distribué par l'agence Réa. Regardez son site pro en cliquant ici

 

 

Notre premier périple sur notre voilier de 6m50 le "Bourlingueur", relaté dans deux numéros de Voiles et Voiliers de 1995 ici et .

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