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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 21:22

"Grosse promo sur les oeufs durs ! La mayo est gratis ! Faites un geste, c'est pour "Oeufs sans frontières "!", lance Gégé, le barman bénévole du CVD, le Cercle de Voile de Dakar...

 

Nous y étions cet automne. C'est un yacht club autogéré par les navigateurs. On y rencontre de tout, comme dit Gégé : "des bourges, des prolos, des rastas, des fachos, des voyoux". Là-bas, à Dakar, ce lieu qui porte le nom d'un Yacht club à l'anglaise n'est pas tout à fait fréquenté par des skyppers en short repassé, chemisette à galon et Docksides cirés. Le look est généralement plus décontracté : tongue, pantalon africain et t-shirts bariolés...

 

CVD 42 DANIEL HERARD

Pour en savoir plus sur ce drôle de mouillage  que nous avons aimé, achetez le magazine "Voiles et Voiliers" de mai !

http://cvdakar.e-monsite.com Le CVD, on recommande !

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 08:59

 

Savez-vous ce que montre cette photo ?

 

banane-durable.jpg

 

Des bananiers ? oui.

Des bananiers martiniquais, mais encore ?

Des bananiers martiniquais malades : là vous brûlez !

Cette bananeraie a subi un « assainissement » au glyphosate, ce puissant herbicide total, initialement commercialisé par Monsanto sous le nom de Round-up.

 

Lorsque nous avons pris cette photo, l’air de rien, stationnés entre les plantations du Nord de l’île, mimant innocemment une pause pipi, un habitant est passé en camionnette, vitre baissée, et nous a avertis : « Faites ce que vous voulez… prenez des photos ! Mais surtout, ne touchez pas à ces bananes ! Elles sont empoisonnées ! »

C’est un militant écologiste qui nous avait indiqué quelques jours plus tôt l’emplacement de ce paysage de désolation.

Si vous voulez en savoir plus, achetez TERRA ECO en mai !

Vous y lirez notre enquête sur la « banane durable »...

Etes-vous prêts à avaler ce concept lancé pour redorer l’image des planteurs antillais après le scandale de la pollution à la chlordécone ?

 

Vous devriez aussi pouvoir y voir la totalité de notre reportage sur le combat

des paysans maliens. Déjà en ligne, pour les abonnés : clic ici !


Nous avions déjà évoqué les rencontres faites lors de ce reportage dans un post à notre escale sénégalaise cet hiver : clic là !

 

Basta a quitté la Martinique, début avril, après une étape pleine de « chlordéconnades », entre notre travail sur les polluants

et  la joie de retrouvailles familiales et amicales !

 

Nous avons mis les voiles en direction de la Jamaïque.

Huit jours de mer.

Bientôt, le 11 mai, on commémorera dans cette île le trentième anniversaire de la mort du regretté Bob Marley…

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 05:54

Nous avons reçu une drôle d'enveloppe...

A coup sûr, elle venait de ce pirate de Nardo !

 

ENVELOPPE-NARDO-PENCHEE-BD.jpg

 

A l'intérieur, une belle surprise : le dernier numéro de l'excéllent CQFD

(en kiosque jusqu'au 15 avril), un journal qu'il faut détenir absolument !


L'ami Nardo,y raconte en BD ses aventures à Mindelo...

Nous l'avions débarqué au Cap Vert avant la traversée de l'Atlantique.

C'est con, en plus de ses talents de dessinateur, il joue bien de la guitarre !

 

latitude15.jpg

 

Mais après quatre/cinq jours de mer agitée depuis la Casamance, Nardo ressemblait au mec du film "Into the wild" ... après son empoisonnement !

A peine débarqué, ça allait beaucoup mieux, particulièrement dans le petit bar où nous avons rencontré les rastas. Alors on a mis les voiles et on l'a laissé là, nous: Cécile, Daniel et Gautier.

Sans guide touristique, sans parler portugais, avec pour seule connaissance de l'archipel, un bon vieux refrain en tête de Cesaria Evora ! Il avait quand même deux t-shirts, un vieux calbute, un hamac, un calpin et un crayon. Et surtout, il était entre de bonnes mains ! La preuve :

 

bede cap vert BD-copie-1

 

 

  Visitez le blog de Nardo !    basura.canalblog.com

 


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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 12:54

 

En voilà une bonne idée de vacances : un séjour en Sicile sans entretenir l'économie mafieuse et en sympathisant avec les militants antimafia de Palerme et de Corleone ! Il vous suffit de courrir au kiosque acheter le mensuel GRANDS REPORTAGES de mars 2011.

 

GR Antimafia Tour BD

 

 

Il faut bien acheter la presse de temps en temps ! Sinon, comment qu'c'est qu'on va continuer à vivre, nous les journalistes et photojournalistes nomades !

 

 

 


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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 15:54

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 07:02


 niomoune1WEB.jpg


Au départ, c’est l’idée d’un pastiche qui nous est venue à Nioumoune, Casamance. Parce que Gautier, l’un deux nos équipiers embarqué à Dakar, a amené le livre du méga-super aventurier Mike Horn « latitude zéro »… Après s’être dit qu’en cas de rupture de papier toilette l’ouvrage  pourrait être utile, nous sommes partis en expédition à quatre dans les bolongs de Casamance sur notre petit annexe coiffée d’une structure improvisée en bois de palétuviers supportant nos deux panneaux solaires, propulsés par un petit moteur électrique récupéré dans une poubelle… Et au final, nous avons surtout beaucoup ramé… Mike Horn, de la gnognotte à côté !

L’expé Latitude 15 nous a amené dans des coins bien plus hostiles et vaseux, nous nous sommes nourris de notre pêche grillée au feu de bois et avons aussi rêvé de nous nourrir de notre pêche…

 

Poisson au feu de bois


Le deuxième équipier s’appelle Nardo, du moins c’est son pseudo. Nardo est dessinateur de presse à Bakchich hebdo. Voici son récit de notre expédition…

 

niomoune3WEB.jpg

 

niomoune2WEB.jpg

 

La latitude 15 c’est aussi celle que nous allons suivre avec Gautier et Nardo à bord du Basta, du Sénégal à la Martinique. Basta met les voiles pour une nouvelle traversée de l’Atlantique…

 

Joyeux Noël et bonne année à toutes et tous !

Nous, nous passerons ces fêtes en mer…

 

bonne-annee.jpg

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 06:55

 

Au Mali, à Niono, dans la région de Office du Niger, nous avons rencontré Oumou. Cette paysanne qui n’a jamais été à l’école a fait de la prison avant d’être portée à la députation par la population. Le préfet l’a fait arrêter alors qu’elle lui portait une lettre de réclamation rédigée par un groupe de femmes en colère. Elles s’étaient réunies quelques semaines plus tôt et ne comptaient pas se laisser faire car leurs terres venaient d’être confisquées par les autorités au prétexte que leurs maris n’avaient pas payé la redevance en eau d’irrigation.

 

Grâce à la radio Kayira, la voix d’Oumou et celle des petits exploitants spoliés retentit à 100 kilomètres à la ronde autour de Niono, le chef lieu de l’Office du Niger.

 

A l’arrière de leur motos, les journalistes de  cette radio locale nous ont gentiment trimbalé sur les pistes poussiéreuses jusqu’aux fin fond des rizières, dans un village proche d’où est née Oumou. Les villageois, vieux et femmes compris, y ont été réprimés à coup de matraque par les gendarmes. Ces paysans sont dans le collimateur des autorités parce qu’ils ont refusé les offres de l’entreprise convoitant la terre qu’ils exploitent… Nous avons écouté leurs témoignages, émus. Ils étaient tous unis à l’ombre d’un baobab. Nos amis de radio Kayira les enregistraient avec leur outil de travail : un vieux magnétophone à cassettes.

 

radio-Kayira.jpg


Partout en Afrique, de plus en plus de gouvernements étrangers et d’entreprises transnationales achètent ou louent les terres arables. Au Mali, 100 000 hectares de terres ont été cédés à Kadhafi, à travers le groupe Malibya, sans en aviser la population locale. La construction du canal nécessaire à l’irrigation des cultures libyennes a détruit des cultures vivrières et dévasté un cimetière…

 

En marchant le long des berges du canal, avec des paysans du SEXAGON, le syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger, nous sommes tombés sur un crâne humain qui affleurait… Avec la photo, nous avons fait une affiche pour le forum contre l’accaparement des terres des paysans de la région de Niono.

 

AFFICHE-1.jpg

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 12:31

Entre les Canaries et Dakar, Basta a navigué 9 jours.

D'abord dans la pétole. Ensuite dans le grand-frais. Puis, de nouveau dans la pétole. Neuf jours de solitude à deux. Pour lire. Lire sur l'Afrique de l'Ouest, que l'on avait depuis longtemps très  envie de rejoindre à la voile. C'est fait !

D206511BD

 

Aux Canaries, nous avions demandé à nos amis Coralie et Olivier, venus en croisière à bord découvrir l'île de Gomera, de nous amener quelques livres, parmi lesquels deux ouvrages de Stephen Smith, l'ex spécialiste de l'Afrique du journal Le Monde.

Ainsi, entre deux dorades coryphènes en sauce, entre les Canaries et Dakar, nous avons lu ceci : "Si 6 millions d'Israéliens pouvaient, par un échange standard démographique, prendre la place des Tchadiens, à peine plus nombreux, le Tibesti fleurirait et une Mésopotamie africaine naîtrait sur les terres entre le Logone et le Chari"...

Nous avions quitté Gomera juste après un coup de vent brulant venant du désert qui -par chance pour nous- avait fait tomber tous les avocats par terre... (merci Gourou Sylvain pour les bons fruits de ton jardin !) Nous avons donc pensé entre deux avocats en sauce, "Si 1 journaliste africain avait pu, par échange standard démographique, prendre la place d'un journaliste franco-américain au  Monde, les colonnes de ce journal auraient fleuries de moins de conneries dans la rubrique Afrique"...

Heureusement, la bibliothèque du bord était aussi dotée du livre d'Anne-Cécile Robert du Monde Diplomatique "L'Afrique au secours de l'occident", entre autres. Mais c'est plus tard, une fois une bonne librairie  trouvée à Dakar, que nous avons lu cette réponse à Stephen Smith du Malien Moussa konaté dans son excéllent "L'afrique noire est-elle maudite?" : "En somme voilà une nouvelle science inventée par cet auteur (stephen Smith) qui nous enseigne que la population est une entité homogène, dotée de qualités ou de défauts indépendants du temps, de l'espace et de la culture, et cela pour l'éternité. L'indigence de cette réflexion est telle qu'elle ne mérite pas qu'on s'y attarde"...

Attardons-nous tout de même un petit peu dans cet absurde...

Si les personnes vivant en France pouvaient être échangées par  celles qui vivent en Mongolie, au lieu de vivre dans des cités où l'on  crame des voitures, cette population de Français vivraient dans des yourtes et se deplaceraient sur de robustes chevaux dans les plaines. Sarko serait un grand Khan moustachu ! Et si les mongoles se prêtaient à leur tour à l'échange standard avec les Afghans,  sarko tomberait peut-être de sa monture au Buzkashi...  

DSC_8933.JPGEn parlant de Nicolas Le Petit, 23 intellectuels africains ont écrit un autre très bon livre : "L'Afrique répond à Sarkozy - Contre le discours de Dakar".  On se souvient qu'il fut dit dans ce discours " Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire."

Mais si réellement l'homme (africain ou autre) n'était pas entré dans l'Histoire, ce ne serait pas un drame, plutôt, au contraire, une chance... échapper aux guerres, ou à l'un des nombreux camps de la mort qui jalonnent l'Histoire de l'Europe, ou encore, échapper à

l' enchainement dans des cales de navires...

 

Basta est au mouillage dans la baie de Hann, bien gardiénné, au Cercle de Voile de Dakar. Et, après la sympathique visite d'amis à Gomera,  colonie de hypies allemands, l'équipage,  à cours de lectures fraiches, est parti en vadrouille en brousse. Mali. Burkina... En bus...

Les navigations nous ont pris beaucoup de temps cette année, nous voilà enfin en reportage ! Toujours au service d'associations de lutte contre le sida pour un réseau d'ONG. Et à la rencontre d'hommes africains et de femmes africaines  qui construisent leur histoire : des paysan(ne)s du delta intérieur du Niger révolté(e)s contre l'accaparement de leurs terres... Et il y a de la répression dans l'air...

 

A Bamako, on fêtait le cinquantenaire de l'indépendance. Mais au lieu d'assister en plein cagnard à un défilé militaire controversé en présence de Kadafi et de l'ex dictateur Moussa Traoré, nous avons préféré lire sous un ventilateur l'Histoire du Mali de Modibo Keita dans le Canard Déchainé. A propos de l'éclatement de la fédération du Mali (l'union du Mali et du Sénégal d'abord envisagée), on y lit ceci : "La fédération du Mali a été cassée par un coup d'Etat, organisé, dirigé et exécuté par l'armée française sous la direction de l'ambassadeur de France qui a été nommé pour ce seul objectif. Cela est clair dans les mémoires de cet ambassadeur Monsieur Etienne Dubois Lambert, qui écrit dans son livre intitulé: "les sèves de l'espoir" les détails du coup d'Etat. En résumé, De Gaulle ne voulait pas que deux Etats se donnent la main dans le cadre de la communauté qu'il dirigeait. Il voulait que chaque Etat lui soit attaché directement. C'est ainsi que dans la nuit du 19 au 20 aout, son ambassadeur est allé voir Senghor qui avait été préparé, par lui, au cours d'un entretien qui eu lieu, une semaine avant et au cours duquel, Senghor avait donné son accord pour le coup d'Etat..."

Nous n'avions pas le souvenir d'avoir lu cette version de l'Histoire dans nos livre scolaires. Ce qui n'était pas vérifiable, n'ayant sous la main que le guide du routard Afrique de l'Ouest. On y lit ceci, une histoire un peu divergente : "République soudanaise en 1959, le Mali tente une fédération avec le Sénégal, qui échoue en raison des rivalités et des divergences de vue entre Senghor et Keïta, les dirigeants sénégalais et malien."

L'Histoire africaine est-elle assez entrée dans l'homme français ?

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 04:12

Au Maroc, notre sujet portait sur la lutte contre le sida, un épisode supplémentaire à la série de reportages sur ce thème entamée en Roumanie pour le compte d’un réseau associatif. Préparant ce reportage, grâce au réseau wifi de la marina de Rabat, nous sommes vite tombés sur cet extrait de vidéo en libre accès sur Internet. Sur le coup, nous avons été étonnés. Etonnés très positivement :

« C’est rudement bien ce qu’ils font cette ONG marocaine ! »

A l’écran, on voyait une jeune fille voilée enfilée avec la bouche (sans les mains s’il vous plait !) une capote sur un godemiché. Il s’agissait là de l’un de ces sexes de démonstration qu’utilisent les associations de lutte contre le sida pour promouvoir l’usage du préservatif et exposer la manière de bien l’utiliser.

La jeune fille voilée – que nous avons rencontrée quelques jours plus tard à Casablanca – s’adressait à une audience de travailleuses du sexe marocaine. Elle leur disait :

« Les clients (souvent réticents au préservatif) aiment quand on leur met comme ça ».

Elle leur donnait des arguments pour négocier le port de la capote.

 

prev sida tds

 

Sauf que l’extrait de vidéo trouvé par hasard sur le Net était totalement décontextualisé. On n’y comprenait ni la vulnérabilité de l’audience de la jeune fille à la maladie, ni l’enjeu en terme de santé publique.

Au Maroc, la prostitution n’est pas supposée exister. Elle est interdite. Sauf qu’elle existe comme partout dans le monde. (13% des prostituées sont des « célibataires vierges » qui ont toujours leur hymen). Il n’est pas nécessaire d’enquêter des mois pour comprendre que pour avoir le droit d’exercer leur métier malgré tout, les prostitués versent un pourcentage sur leurs passes aux policiers…

La vidéo de la jeune fille voilée a d’abord été diffusée sur le site de l’Agence France Presse. Elle avait été réalisée par le correspondant de l’AFP à l’occasion de la 5ème conférence francophone VHI/Sida à Casablanca en mars. Le sida était enfin d’actualité. Les ONG marocaines avaient ouvert leurs portes aux médias. La jeune fille voilée ne s’était pas méfiée. Elle avait réalisé son boulot de prévention avec dévouement, comme elle le fait habituellement bénévolement.

Pour l’AFP, j’imagine que ces images étaient une sorte de scoop. L’image choc cassait à sa façon les préjugés, alors qu’on était, en France, en plein débat sur l’interdiction du port du niqab. L’agence s’est empressée de diffuser ces images peu banales. Mais l’AFP a-t-elle  auparavant pesé toutes ses responsabilités ?

La vidéo a été détournée, coupée et utilisée par ceux qu’on appelle au Maroc les « barbus ». Les extraits de la video de la jeune fille voilée et du godemiché se sont multipliés sur le Net. La presse conservatrice s’est emparée de l’affaire. Des fatwas ont été émises contre l’ONG de lutte contre le sida marocaine. La jeune fille voilée a été menacée. Elle a dû se cacher plusieurs semaines. Se faire oublier…

Elle était de retour quand nous avons effectué notre reportage. Exceptionnellement, nous avons pu photographier une séance  de prévention auprès des travailleuses du sexe marocaines. Une séance sans capotes. Sans bite. Au Maroc, montrer des préservatifs aux caméras est devenue impossible. Pour le moment.

Alors nous tirons notre chapeau à ces jeunes filles bénévoles téméraires de Casablanca. Et à ces jeunes militants rencontrés Marrakech aussi. Eux font de la prévention auprès des « hommes qui ont des relations avec des hommes » et qui se prostituent. Au Maroc, pour ceux-là c’est double peine : l’homosexualité est interdite et fermement punie de prison…

 

tanger

 

Les douaniers de Rabat, comme  ceux de Tanger, semblent avoir aimé la couleur violette du Basta. A notre départ, ils nous ont gâtés de la visite d’un chien. Pas un molosse féroce. Plutôt une sorte de Rantanplan : l’animal avait peur de sauter à bord.

« Il lui faut une passerelle » a dit le chef.

La nôtre étant au fond d’un coffre, nous lui avons répondu que nous n’en avions pas.

Puis, une fois à bord, le toutou renifleur ne voulait pas descendre dans le carré.

« Ces marches sont trop abruptes », a ajouté le sous-chef.

Daniel a dû prendre Rantanplan dans ses bras pour le poser dans le bateau où  l’odeur d’eau de javel lui a piqué le nez… Rien que de la javel ! Alors Basta, tout propre mais plein de poils de chien, a pu mettre les voiles vers les îles Canaries…

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 04:59

Si vous voulez tout savoir sur la générosité de Berlusconi envers la mafia, lisez dans Bakchich Hebdo le dossier concocté par l'équipage de Basta pendant son séjour à Palerme ! C'est en kiosque cette semaine ou téléchargeable sur Internet à cette adresse : http://www.bakchich.info/Bakchich-Hebdo-29-Villepin-l-appel,11145.html 

Et cela ne coùte qu' 1 euro 50 !

 

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A propos des auteurs

Elle est journaliste-pigiste. Pour consulter son book en ligne, cliquez ici : https://cecileraimbeau.wordpress.com/

Il est photographe, distribué par l'agence Réa. Regardez son site pro en cliquant ici

 

 

Notre premier périple sur notre voilier de 6m50 le "Bourlingueur", relaté dans deux numéros de Voiles et Voiliers de 1995 ici et .

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