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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 15:51

Le deuxième volet du reportage de BASTA dans les montagnes colombiennes du Cauca est téléchargeable sur le site de la radio suisse, via ce lien :

http://www.rts.ch/play/radio/detours/audio/un-suisse-sauve-par-les-indiens?id=8149446

Il raconte l'histoire de ce missionnaire laïc suisse, en Colombie depuis 38 ans, Florian Arnold, qui l'a échappé bel en 2003 quand la guérilla des FARC a voulu le kidnapper.

Sauvé par les amérindiens Nasa, il a pu retrouver une vie tranquille dans le département du Cauca.

Alors que le processus de paix avec les FARC est menacé depuis le plébicite du 2 octobre, ce Suisse et la principale actrice de sa libération, reviennent sur cet épisode et sur la guerre qui a longtemps dévasté ces montagnes colombiennes...

 

Publié par Bateau Basta - dans On parle de Basta...
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 10:47

Le micro de BASTA a vadrouillé dans les montagnes du Cauca en Colombie, une région amérindienne très touchée par le conflit armé.

Le premier volet de ce voyage radiophonique est diffusé aujourd'hui sur la radio nationale suisse, dans l'émission Détours.

Il décrit les "nouvelles couleurs de Toribio", une bourgade de 26000 habitants majoritairement d'ethnie Nasa, où des artistes s'emparent de bombes de couleurs comme d'armes de paix. Ils participent à la seconde "minga muraliste". Par ce mot "minga", les amérindiens Nasa entendent "travail collectif à but communautaire". Il s'agit d'une semaine de peinture et de partage entre Nasas et jeunes artistes urbains colombiens. Leurs fresques murales masquent déjà les traces de la guerre sur les murs de cette ville détenant le triste record des municipalités colombiennes les plus attaquées par les groupes armés.

A podcaster ici :

http://www.rts.ch/play/radio/detours/audio/les-nouvelles-couleurs-de-toribio?id=8146644

A demain, pour le deuxième volet de ce voyage radio dans le Cauca !

Publié par Bateau Basta - dans On parle de Basta...
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 07:33
Dans le Diplo, notre enquête : "Ruée vers la houille blanche"

C'est dans le Monde Diplomatique d'octobre 2016. Notre enquête sur les impacts de la prolifération de barrages hydroélectriques en Amérique centrale vient de sortir, sous le titre "Qui a tué Berta Caceres ?", cette militante hondurienne anti-barrage assassinée en mars dernier.

Cliquez là : http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/RAIMBEAU/56454

Vous apprendrez, en achetant ce Diplo, qu'elle n'est malheureusement qu'une des nombreuses victimes de cette politique de développement de l'hydroélectricité soit-disant écolo, encouragée notamment par les membres de l'Union Européenne : au moins 40 militants se battant contre les barrages ont été tués dans la région ces dix dernière années !

On pourrait ajouter à ces victimes du capitalisme vert, les 17 tués (la plupart, lors de manifestations) luttant contre la cherté de l'électricité et pour la renationalisation du secteur, au Guatemala. Et pourquoi pas, les quinze travailleurs morts en quatre ans sur les chantiers hydroélectriques du Chiriqui au Panama, dont treize sur les seuls barrages de Baitun et Bajo de mina, appartenant au Groupe Carso du milliardaire mexicain Carlos Slim, et un sur le barrage Bajo Frio, financé par Proparco, filiale de l'Agence Française de développement...

Et comme cet été, en vacances en France, nous sommes intervenus, à la bonne franquette, au Festival des luttes de Plougonver sur sur ce même sujet, vous pouvez aussi regarder cette vidéo qui a été filmée et mise en ligne par Gene Fichou. Y'en a pour une heure, Installez-vous bien !

https://www.youtube.com/watch?v=DrZR7beQT6I&feature=share

Publié par Bateau Basta
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 11:19
Francisca Ramirez - CR
Francisca Ramirez - CR

Au Nicaragua, Basta est parti à la rencontre de la "petite dame" qui lutte contre le grand canal.

Elle s'appelle Francisca Ramirez mais on la surnomme "Doña Chica" (petite dame). Issue d’une famille pauvre, elle est devenue la bête noire du président Daniel Ortega et de l'entrepreneur chinois détenteur de la concession pour la construction du canal interocéanique du Nicaragua. Ce projet pharaonique devrait traverser ses terres et son village s'il se réalisait...
"Doña Chica" est une toute petite femme qui, dès l'âge de huit ans, quand son père a déserté le foyer, a dû s'occuper de ses cinq frères. Adulte, elle a réussi à acheter des terres et construire une maison pour élever sa famille ainsi qu’à monter une entreprise agricole. Tout ce qu'elle a obtenu "en luttant", dit-elle, pour se sortir de la misère, est maintenant menacé. Elle a pris la tête des grandes manifestations paysannes qui ont parcouru le pays contre le projet de canal...

A Podcaster là:
http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/detours/7668419-detours-du-06-05-2016.html

Sur la côte des Miskitos, la pêche à la langouste tue.
Le micro de BASTA a trainé sur les quai de Puerto Cabezas, sur la côte Caraïbe, pour enregistrer la détresse des "pikineras" et des pêcheurs de langoustes.
A défaut d'autres emplois, celles qu'on appelle "pikineras" achètent quelques langoustes aux plongeurs pour les revendre aux grandes pêcheries. Parmi ces femmes Miskitos, les veuves ne sont pas rares, avec de nombreux enfants à charge. La mort des plongeurs par syndrome de décompression est un drame courant. Quelques 500 anciens pêcheurs de langoustes sont aujourd'hui handicapés, abandonnés de leurs employeurs. L’Etat prévoit d’interdire cette pêche sous-marine meurtrière, mais sans proposer d'alternatives de travail. Pikineras et plongeurs s'inquiètent donc pour leur avenir...

A podcaster ICI :
http://www.rts.ch/play/radio/detours/audio/la-detresse-des-pikineras-et-des-pecheurs-de-langoustes?id=7674227

Publié par Bateau Basta - dans On parle de Basta...
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 13:20
Elvira, sage-femme maya à pied
Elvira, sage-femme maya à piedElvira, sage-femme maya à pied

J'ai rencontré Elvira il y a quelques mois au Guatemala.
C'est une Amérindienne maya des montagnes du Quiché.
C'est par vocation qu'elle est devenue sage-femme traditionnelle.
Pour se rendre au domicile de ses patientes enceintes, Elvira parcourt la commune de Chinique

à pied. Je l'ai accompagnée.
Elle prodigue aux futures mamans de son village des massages, leur prescrit des infusions à base de plantes, et elle accueille les nouveaux-nés lors de cérémonies mayas, en chantant autour d'un feu.
J'ai testé pour vous son sauna traditionnel où je me suis fait fouetter nue avec des branchages...
Parfois, on remercie Elvira avec une poule vivante, si bien que nous avons marché ensemble en tenant un sac qui gigotait...
Avec le guide spirituel Felipe Pol et l'Association Médecins aux pieds nus, "Medicos Descalzos", elle participe à la sauvegarde de la médecine maya, que les services de santé ont de la peine à accepter.

Vous pouvez podcaster ce reportage sur le site de la radio nationale suisse, en cliquant ICI !

Publié par Cécile - Bateau Basta - dans On parle de Basta...
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 16:43
Une bonne recette de langouste bio-vegan-crudivore de maman Jacqueline !

Une bonne recette de langouste bio-vegan-crudivore de maman Jacqueline !

Publié par Bateau Basta - dans Les escales
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 17:15
A quelle sauce manger Timoteo ?

Nous avons aussi mangé Timoteo, mais pas à la même sauce que la « justice » guatémaltèque...

Timoteo est un habitant de Monte Olivo, une communauté d'Amérindiens Mayas Q'eqchi', perchée dans les montagnes du Haut-Verapaz, au Guatemala.

Depuis la fin de la guerre, on vivait dans ce hameau assez tranquillement. Un peu d'agriculture vivrière et des plantations de cardamone destinées à l'export. Jusqu'au jour où une entreprise a projeté de construire sur la rivière un barrage hydroélectrique grâce, notamment, à des fonds européen et suisse.

Or, à Monte Olivo, la rivière rythme la vie. Les femmes y puisent l'eau à boire et y lavent le linge. Les enfants s'y baignent. Les hommes y pêchent et y font boire les bêtes.

Mais le capitalisme vert, celui qui a réussi à faire bonne mine récemment à Paris, est arrivé comme toujours avec ses gros sabots. Pour imposer son projet agréé par l'ONU comme «mécanisme de développement propre», il n'a certes rien inventé : imposer, mentir, diviser, soudoyer jusqu'à semer la zizanie et la discorde parmi les Q'eqchi' vivant le long du fleuve. On en a aidé certains et employé d'autres, tandis que les durs de tête étaient convoqués, réprimés, criminalisés, emprisonnés... Le gouvernement guatémaltèque leur a même envoyé 1500 policiers l'an passé, obligeant ces familles de paysans à fuir plusieurs jours dans les montagnes, avec leurs enfants dans les bras...

Timoteo est un symbole pour les victimes de cette stratégie : il a passé un an en prison préventive avant que le juge ne reconnaisse son innocence et l'acharnement qu'il a subi. On l'accusait d'avoir tué l'assassin de deux enfants de la communauté. Timoteo aurait, prétendait-on, frappé à mort un ex-employé de l'entreprise hydroélectrique venu un jour armé à Monte Olivo pour régler le compte d'un opposant au barrage. Sauf que le bougre finit par assassiner par balles deux enfants d'à peine dix ans, puis fût lynché sur place, probablement par une foule en colère, et retrouvé dans un fossé...

A qui la faute ? Pas à Timoteo !

Pendant qu'il était en prison et qu'une bonne partie des hommes de Monte Olivo n'osaient plus sortir du hameau parce qu'ils avaient reçu des mandats d'arrestation, nos amis Amalia et Maximo se sont occupés de son épouse et de ses enfants. Tous deux animent un mouvement social maya qui lutte contre le néocolonialisme vert et les grands projets inutiles, tout en organisant l'autonomie amérindienne. Comme c'est leur association qui a aussi assuré la défense de Timoteo, pour les en remercier, celui-ci leur a offert ce qui lui restait : un coq !

Amalia et Maximo ont immédiatement introduit dans leur basse-cour ce splendide gallinacé en le baptisant à son tour du nom de « Timoteo ». La plupart de leurs bêtes portent ainsi des prénoms de leurs amis. Peut-être un jour verra-t-on dans ce petit élevage, une oie nommée « Cécile » ou un bouc baptisé « Daniel », rigolaient-ils lors de notre dernier séjour chez eux, dans un village du Haut-Verapaz proche de Coban. Pour honorer notre visite, ce jour-là, ils ont égorgé Timoteo. Alors nous l'avons mangé à notre tour, non pas tout cru comme l'institution judiciaire guatémaltèque, mais cuisiné lentement au feu de bois dans du vin rouge chilien.

Mieux vaut se noyer dans le vin d'une brique de « Terminator », plutôt que de moisir dans une cave à barreaux, n'est-ce pas Timoteo ?

A quelle sauce manger Timoteo ?
Publié par Bateau Basta - dans Les escales
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 16:12
Les cerfs-volants ça se regarde, mais ça s'écoute aussi

Après dix jours de mer, BASTA vient de rejoindre le Panama !

Nous venons de passer cinq mois au Guatemala, ancrés sur le Rio Dulce.

On y reviendra...

L'un de nos reportages radiophoniques guatémaltèques vient d'être diffusé

sur la radio nationale suisse.

Oui, les cerfs-volants, ça se regarde ! Mais ça s'écoute aussi !

L'histoire se déroule à Sumpango Sacatepequez. Chaque année, trois mois avant le 1er novembre, des groupes de jeunes s'y mettent à fabriquer durant de longues heures nocturnes des cerfs-volants géants de papier. Ces « barriletes » sont construits selon des techniques artisanales et décorés de collages colorés qui livrent des messages. Ils sont envoyés dans le ciel pour célébrer la fête des morts, un jour important au Guatemala. Pour les habitants de cette petite ville, ce festival de cerfs-volants géants est une fière occasion d'accueillir des foules joyeuses, tout en défendant les valeurs de la culture Maya Cakchiquel, étouffée sous le syncrétisme religieux.

Mais ce n'est pas facile facile d'envoyer dans les airs ces structures de bambou assez lourdes : attention aux chutes !

Vous pouvez télécharger ce reportage d'une heure depuis ce lien :

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/detours/7285533-detours-du-10-12-2015.html

Les cerfs-volants ça se regarde, mais ça s'écoute aussi
Les cerfs-volants ça se regarde, mais ça s'écoute aussi
Les cerfs-volants ça se regarde, mais ça s'écoute aussi
Les cerfs-volants ça se regarde, mais ça s'écoute aussi
Les cerfs-volants ça se regarde, mais ça s'écoute aussi
Les cerfs-volants ça se regarde, mais ça s'écoute aussi
Publié par Bateau Basta - dans On parle de Basta...
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 11:17
Rolland, percussionniste, joueur de mâchoire de cheval
Rolland, percussionniste, joueur de mâchoire de cheval

En juin, BASTA a fait escale à Providencia.

C'est une toute petite île : 7 kilomètres de long sur 4.

De nationalité colombienne, elle est située au large du Nicaragua.

Une seule route de 17 Kms en fait le tour. Nous l'avons empruntée en vélo.

A Providencia, on a pédalé en se gavant de mangues : les manguiers étaient bien plein et leurs fruits roulaient sur la chaussée.

Ainsi gonflés à la vitamine sauvage, micros en main, nous avons interviewé les autochtones : une population noire descendante d'esclaves et de colons anglais particulièrement attachée à ses racines, à son histoire, sa musique, son créole chantant... et ses chevaux de course...

Ici, pas de nobles en haut-de formes comme au fameux hippodrome d'Ascot en Angleterre. A Providencia, il n'y a ni nobles, ni hippodrome. Mais une longue plage de sable blanc qui sert de piste de course les samedis, où les cavaliers sont des enfants, où le bookmaker, comme tout le monde, est en short et en tongs.

Sous les cocotiers, bières fraîches en main, on parie tout de même gros !

Si vous voulez vous plonger dans cette ambiance très caribéenne de vagues, de rigolades, d'empoignades, de cavalcades, rendez-vous mercredi 9 septembre sur les ondes de la radio suisse romande : après cette date, vous pourrez podcaster ce reportage ICI

Publié par Bateau Basta - dans On parle de Basta...
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 09:56

 A Los Angeles, en octobre, no really, on n'a pas chômé !

     Pour la radio suisse romande, nous avons écouté les ex membres de gangs en réinsertion à Homeboy industries (voir le post précédent). Ils parlent de leur vie, de leurs souffrances, de leurs espoirs...Ce reportage sera diffusé le 17 mars 2015 dans dans l'émission DETOURS. A télécharger après diffusion ICI.

 

Puis, le micro de BASTA a vagabondé dans le quartier latino de Boyle Heights à la rencontre d'artistes chicanos engagés... Un reportage qui sera diffusé le 18 mars 2015  dans la même émission. A podcaster ICI.

 

A noter dans vos agendas et à écouter ou télécharger après ces dates  !

 

009

 

Enfin, voici des niouzes fraîches ! Après un petit voyage en autobus chez les indiens Ngobes du Panama, puis chez les Terrabas du Costa Rica pour un projet vidéo de longue haleine, BASTA met maintenant les voiles vers le KunaYala, le territoire des amérindiens Kunas...

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A propos des auteurs

Elle est journaliste-pigiste. Pour consulter son book en ligne, cliquez ici

Il est photographe, distribué par l'agence Réa. Regardez son site pro en cliquant ici

 

 

Notre premier périple sur notre voilier de 6m50 le "Bourlingueur", relaté dans deux numéros de Voiles et Voiliers de 1995 ici et .

Contacts :

bateaubasta@gmail.com

Skype : bateau.basta

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