Mardi 3 novembre 2009

Par Bateau Basta

Après la Crète, en septembre, le Basta a filé sur la Sicile. Trois jours après une arrivée en plein spectacle son et lumière (orages, éclaires, pluies torrentielles, rafales, visibilité zéro) nous nous sommes fait voler notre annexe gonflable, une belle annexe, en très bon état...

C'était l'occasion d'en construire une en dur, sur mesure, qui plus est, qui fonctionne aussi à la voile.

Sur Internet, nous avons trouvé beaucoup de  plans d’annexes, mais la plupart payants...

Alors on a pris quelques mesures sur le roof et roule ma poule !

Une semaine de boulot, au mouillage, sur le pont du bateau…

Voici les secrets de la construction d'une annexe dynamique robuste, légère et sans plan.

C’est gratos !






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Vendredi 30 octobre 2009

Par Bateau Basta

Coup de chapeau à la camarade photographe Bénédicte qui a bouclé un tour d'Europe en bateau-stop, auto-stop, couch-surfing (en passant par la case Basta) !

Sans débourser pour un hôtel ou un billet de transport, pas si évident !

Du coup, notre voilier apparait en photo dans son journal de voyage paru récemment sur deux pages dans l'hebdo VSD.

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Dimanche 18 octobre 2009

Par Bateau Basta
Ben ça y’est ! le « Bateau Basta » est sur Facebook. Et oui, on était méfiant de la cyber-surveillance, on se demandait à quoi ça rime d’additionner des cyber-amis ! etc, etc … Puis, on s’est rendu compte que (presque) tous nos neveux et nièces sont sur Facebook (et ils sont nombreux !), plus les frangin(e)s (ils sont nombreux aussi !), et même la formidbale grand-mère de cécile, âgée de 95 ans ! Ajouter à cela des amis (pas réticents à la cyber-surveillance) et des potes lointains, là-bas en Amérique(s) ou ailleurs… Peut-être que c’est pas si mal Face-ploucs !
En fait, on découvre… Parents, amis, fidèles lecteurs du blog, devenez donc nos cyber-amis si vous êtes facebookés  !


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Samedi 17 octobre 2009

Par Bateau Basta

Du grec « katabatikos » : « qui descend la pente » … Nous avons bien appris ce mot en Grèce, enfin en Crète pour être précis.

Pour le comprendre, il faut faire du parapente, ou bien aller mouiller son voilier dans la baie de Elounda, une baie bien fermée dont le goulot est redoutable.

Basta s’y est couché plusieurs fois dans de très violentes rafales alors qu’il était à sec de toile…

Le couvercle de notre BBQ marine  –un instrument obligatoire sur un bateau-   a même volé à l’eau, pourtant relié par un petit câble en métal au balcon arrière. Coupé net !

Puis nous avons réussi à plonger l’ancre au fond de la baie,  à côté d’un voilier démâté… c’était rassurant.

Nous étions en août. Nos amis Nancy et Nicolas venaient d’atterrir à Héraklion pour une petite croisière qui décoiffe !

D’abord, histoire de bien  les amariner, nous leur avons confié le Basta en garde pendant trois jours dans ce mouillage paisible : nous avions un rendez-vous à ne pas manquer, un reportage sur la protection des tortues marines…

Car il y a de drôles de petites structures métalliques un peu partout sur les plages crétoises de Rethimnon où les touristes bronzent. Elles marquent l’emplacement des nids des tortues Caouannes. Les femelles adultes viennent pondre au début de  l’été sur cette plage grecque très fréquentée. Et c’est en pleine saison que les bébés tortues tentent de rejoindre la mer.

 

Alors, des jeunes écovolontaires aident l’association Archelon à protéger cette espèce menacée. Ils posent des enclos autour des nids sur les plages fréquentées par les vacanciers. Ils surveillent quotidiennement ces sites et comptent, à l’aurore, les traces de bébés tortues qui en sortent. Ils déplacent certains nids menacés et installent des structures faisant de l’ombre autour de ceux dérangés par la pollution lumineuse : la lumière dévie la trajectoire des nouveaux-nés supposés marcher vers le reflet de la mer, si bien que presque chaque matin en août, des bébés perdus sont sauvés. On les retrouve à l’occasion dans la piscine d’une boite de nuit, sur une route ou près d’une poubelle…

 

C’est si émouvant de sauver un bébé tortue… surtout après notre sujet sur le « jeanocide » turc (voir post précédent).

 


Super amarinés, après avoir encaissés un bon Katabatik seuls au mouillage, nos amis ont pu apprécier dans toute sa splendeur le Meltem qui  n’est pas descendu sous force 6 et approchait en permanence le force 7/8 pendant nos 10 jours de croisière. Sans compter les belles vagues qui balayent toute la côte Nord de l’île...

 

C’est pourquoi nous avons décidé de naviguer sur le côte Sud, qui plus est, moins touristique. Sous le vent en quelque sorte. En théorie du moins. 

 

Mais longeant la côte Est vers le Sud, le Meltem a fraîchi subitement. Le Meltem ou un Katabatik ?

Sous tourmentin, Basta peinait à avancer. Devant, une minuscule crique encaissée rejointe in extremis au moteur offrait un abri incroyablement calme dans cette tourmente. Alors on est resté là. Dans cet endroit désert que N & N ont baptisé « Paradise bay » (la baie de Karoumbes). Baignades, ballades, grimpe, cueillette de fariboulette, grandes discussions, bonnes bouffes et petits apéros  : de vraies vacances sauvages comme on les aime.

 

Tout allait donc à merveille jusqu’à ce que la météo annonce du force 8 pendant deux jours. C’est idiot, Nico et Nancy devaient reprendre l’avion à Heraklion…

 

En février dernier, dans le Péloponnèse, un coup de vent nous avait déjà obligé à larguer nos équipiers Isabelle et Jean-claude dans un village sans autobus, en fin de journée. Sous un ciel menaçant, ils avaient du faire de l’auto-stop en pleine cambrousse avec leurs valises pour rejoindre une ville…

Nos potes, cette fois-ci, avaient aussi des valises à roulettes. Mais aucune route goudronnée ne dessert Paradise baie

 

Alors nous avons bien amarré le Basta. Nous avons ficelé leurs bagages sur le dos des mecs et randonné dans une étroite gorge sans trop savoir où l’on déboucherait…

 

C’est au bout de deux heures de marche que nous avons aperçu le premier hameau. Au loin une route. Avec de l’asphalte ! Nous nous sommes quittés là, laissant de nouveau nos équipiers faire du stop jusqu’à la ville…

 

Morale de l’histoire : Camarades, vous qui venez nous rendre visite (on adore les visites), prenez des sacs à dos plutôt que des valises ! En bateau on sait où l’on embarque, on ne sait pas où l’on débarque !

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A propos des auteurs

Cécile est journaliste pigiste. Pour consulter son book en ligne, cliquez ici

Daniel est photographe, distribué par l'agence Réa. Regardez son site pro en cliquant ici

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